US narrow money is growing slowly, casting doubt on expectations of economic strength. Broad money growth is faster but still within a normal range (and has been less informative about near-term economic prospects historically).

December numbers support the contention in a previous post that the Fed series for demand deposits has been distorted by the inclusion in mid-November of accounts previously classified as savings deposits. Weekly figures show a large jump over two weeks*, with a corresponding drop in “other liquid deposits”, which includes savings deposits. Demand deposits have since returned to weak expansion – see chart 1.

Chart 1

280126c1

The distortion has affected the M1A narrow money measure calculated here, comprising currency in circulation and demand deposits. Similar reclassifications appear to have occurred in several months over 2020-22, following removal of reserve requirements in March 2020, which effectively equalised the treatment of demand and savings deposits. The procedure adopted then was to assume that monthly growth of demand deposits would have matched that of total liquid deposits in the absence of the distortion.

Applying the same adjustment now suggests “true” six-month growth of M1A of 3.8% annualised in December, down from 5.3% in November. This is very similar to growth rates of the official M1 and M2 measures, as well as currency in circulation (3.9%, 4.3% and 3.9% respectively) – chart 2.

Chart 2

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A broader “M2+” aggregate rose by 6.2% annualised over the same period, reflecting strong expansion of institutional money funds. (Official M2 includes retail but not institutional money funds.) Still, this growth rate is within an acceptable range of a suggested 5% pa “target” – the average over 2015-19, a period of moderate economic growth and inflation quiescence.

*The inclusion would have occurred on a single day but weekly numbers are averages, so the impact of a mid-week change would be spread over two weeks.

Personne se tenant sur une falaise enneigée pour admirer le coucher de soleil sur le mont Seymour, à North Vancouver, en Colombie-Britannique, au Canada.

Les Prévisions de cette année commencent par un résumé de 2025, avant d’explorer les thèmes à long terme qui façonnent nos perspectives et d’analyser les facteurs cycliques à court terme qui influent sur l’économie, l’inflation et la politique monétaire. Nous évaluons les valorisations boursières et, en tenant compte de ces éléments, nous établissons notre stratégie de portefeuille.

Tout au long de l’année, vous trouverez des mises à jour des Prévisions dans notre bulletin trimestriel Perspectives.

 

Introduction

L’année 2025 a été marquée par des chocs, puis par de la résilience. Malgré l’incertitude extrême entourant les politiques, les marchés boursiers ont enregistré de solides gains pour une troisième année consécutive, les investisseurs ayant fait abstraction de la situation géopolitique et mis l’accent sur la durabilité des bénéfices et les investissements axés sur l’intelligence artificielle (IA). Les actions canadiennes ont inscrit des rendements supérieurs, profitant de la stabilité relative des politiques, de la résilience de la croissance et d’une flambée des prix de l’or dans un contexte d’incertitude géopolitique et institutionnelle.

Alors que 2026 commence, les marchés font face à moins de tensions immédiates que les années précédentes, mais les résultats demeurent très sensibles aux politiques, à l’inflation et à la confiance. Dans les pages qui suivent, nous présentons la stratégie et le positionnement de nos portefeuilles, et nous abordons les influences cycliques à court terme et à long terme sur les marchés.

Graphique 1 : Solides gains des marchés boursiers en 2025, menés par le Canada
Rendements totaux en monnaie locale recalculés au 1er janvier 2025 à 100
Graphique linéaire montrant les rendements totaux des marchés boursiers en monnaie locale en 2025, recalculés à 100 au début de l’année. L’indice composé S&P/TSX affiche la plus forte hausse au cours de la période, surpassant à la fois l’indice S&P 500 et l’indice MSCI Monde tous pays. Les trois indices terminent l’année en hausse, ce qui indique une progression généralisée des actions mondiales, les actions canadiennes arrivant en tête.
Sources : TMX, S&P Global, MSCI et, Macrobond

 

Graphique 2 : Hausse du prix de l’or en 2025
Graphique linéaire montrant le prix de l’or en dollars américains par once troy en 2025. Les prix de l’or ont fortement augmenté au cours de l’année, atteignant de nouveaux sommets à la fin de l’année, ce qui témoigne d’un solide rendement dans un contexte d’incertitude accrue sur le plan de la géopolitique et de la politique.
Sources : CME group, Macrobond

Stratégie et positionnement des portefeuilles en 2026

Les marchés boursiers entament l’année 2026 dans un contexte favorable. Des politiques monétaires et budgétaires expansionnistes ainsi qu’une solide croissance nominale favorisent un contexte propice aux actions. Les bénéfices des sociétés demeurent résilients, soutenus par une solide croissance nominale et l’atténuation des pressions sur les coûts. Les investissements axés sur l’IA continuent de façonner la répartition du capital dans les secteurs des technologies de l’information, de l’industrie, des infrastructures énergétiques et des services aux collectivités, tandis que les attentes en matière de productivité continuent de contribuer de façon importante aux valorisations. Par ailleurs, les valorisations élevées aux États-Unis atténuent le potentiel de hausse, mais représentent une meilleure valeur au Canada et sur d’autres marchés non américains.

Les marchés obligataires reflètent un équilibre entre le ralentissement des marchés de l’emploi ainsi que les préoccupations budgétaires et liées à l’inflation à long terme. Les taux à long terme demeurent confinés dans une fourchette « élevée pendant plus longtemps » en raison de l’expansion budgétaire persistante, de la reconfiguration des structures de pouvoir mondiales et des besoins d’investissement soutenus. L’assouplissement de la politique monétaire devrait se poursuivre au début de l’année, dans un contexte de préoccupations persistantes à l’égard de la crédibilité des banques centrales face à une inflation sous-jacente tenace.

Graphique 3 : La croissance des bénéfices demeure solide
Croissance des bénéfices
Graphique linéaire illustrant la croissance des bénéfices sur 12 mois pour l’indice S&P 500 et l’indice composé S&P/TSX. Les deux indices affichent une croissance positive des bénéfices, avec des fluctuations au fil du temps, mais pas de repli soutenu, ce qui témoigne de la résilience de la rentabilité des sociétés tant sur les marchés boursiers américains que canadiens.
Sources : I/B/E/S, Bloomberg, Macrobond

Répartition de l’actif

Le contexte macroéconomique favorise une approche équilibrée qui tient compte à la fois des progrès réalisés en matière de désinflation et de la persistance des forces structurelles qui maintiennent les taux à long terme à des niveaux élevés. Même si l’assouplissement de la politique monétaire soutient les actifs à risque, nous conservons une position neutre à l’égard des actions et une légère sous-pondération des titres à revenu fixe. Nous préférons les actions canadiennes et des marchés émergents aux actions mondiales.

Positionnement fondamental des actions

Nos portefeuilles fondamentaux d’actions ont ajouté des sociétés cycliques de grande qualité qui profiteront de l’élargissement de la croissance économique, notamment dans les secteurs financiers et de l’automobile. Nous avons étoffé nos placements dans les infrastructures afin de profiter des dépenses en immobilisations liées à l’IA ainsi que de la démondialisation et des politiques protectionnistes. Nous avons également étoffé nos placements dans des producteurs d’or à moyenne capitalisation, car les prix au comptant favoriseront de solides flux de trésorerie disponibles au cours de l’exercice. Nous avons réduit le nombre de sociétés à faible croissance et sensibles aux taux d’intérêt en raison des prévisions de volatilité des taux d’intérêt.

Graphique 4 : Potentiel d’expansion limité
Graphique linéaire indiquant les ratios cours/bénéfice des 12 derniers mois de l’indice S&P 500 et de l’indice composé S&P/TSX. Les valorisations demeurent élevées, en particulier pour l’indice S&P 500, tandis que les ratios du marché canadien sont plus faibles. Le graphique laisse entrevoir un potentiel limité d’expansion des valorisations, surtout sur le marché américain.
Sources : I/B/E/S, Bloomberg, Macrobond

Positionnement des titres à revenu fixe

Dans les portefeuilles de titres à revenu fixe, nous gérons l’exposition à la durée de façon tactique dans la récente fourchette des taux obligataires, car les taux d’intérêt fluctuent en fonction des mauvaises surprises économiques et des pressions à la hausse sur les taux à long terme. Les taux à long terme devraient subir des pressions à la hausse, une tendance mondiale. Nous maintenons une préférence pour l’accentuation de la courbe des taux. Par ailleurs, les taux à court terme au Canada, qui anticipent actuellement des hausses du taux cible par la banque centrale, devraient afficher un potentiel de hausse limité à partir de maintenant.

L’atténuation de l’inflation et la stabilité de la demande soutiennent les données fondamentales des titres de créance, et la vigueur des bénéfices, des revenus et du contexte politique devrait persister. Toutefois, les écarts de taux les plus serrés depuis plus de dix ans, combinés à une dynamique risque-rendement asymétrique, ont donné lieu à une exposition globale neutre. Du côté des titres de créance, nous préférons les obligations de sociétés aux obligations provinciales.

Thèmes à long terme qui façonnent les perspectives

Inflation : un seuil inférieur plus élevée et plus volatile

La désinflation des deux dernières années reflète la dissipation des chocs aigus, et non un retour aux niveaux d’avant 2020. Les réseaux commerciaux mondiaux s’adaptent pour raccourcir les chaînes d’approvisionnement, privilégier la résilience et faire passer les facteurs géopolitiques avant la rentabilité. Le vieillissement de la population et la réduction de l’immigration impliquent une diminution de la population en âge de travailler et un resserrement des marchés de l’emploi. Le renouvellement à grande échelle des infrastructures ainsi que la modernisation et l’expansion de la défense, conjugués à des investissements dans la transition énergétique, renforcent les pressions à la hausse sur les coûts. La croissance soutenue du PIB nominal maintiendra des taux de croissance plus élevés pour les salaires, les loyers, les bénéfices et les dépenses publiques. Dans ce contexte, il demeure essentiel de maintenir la confiance dans l’indépendance des banques centrales, car toute érosion de la crédibilité de la Réserve fédérale américaine (la Fed) augmenterait le risque à long terme que les attentes d’inflation soient moins solidement ancrées. L’inflation devrait fléchir, mais présenter un seuil inférieur plus élevée, une plus grande volatilité et un risque accru de résurgence si la demande se raffermit ou si la politique monétaire est assouplie prématurément.

L’IA et l’incertitude liée à la productivité

L’IA transforme la répartition du capital, la demande de main-d’œuvre et la stratégie des entreprises, mais son incidence macroéconomique demeure inégale. Les effets à court terme sont hautement capitalistiques, car l’adoption s’est accélérée, stimulant les investissements dans les centres de données, les semi-conducteurs et les infrastructures électriques. Pour financer cette expansion, les sociétés se tournent de plus en plus vers l’émission de titres de créance, tant par appel public à l’épargne que placement privé. Cela reflète l’ampleur de leurs ambitions, mais présente également des risques pour la stabilité financière si les conditions de financement se resserrent ou si les rendements prévus ne se concrétisent pas. Même si les utilisateurs précoces demeurent confiants quant au transfert des tâches cognitives routinières, l’IA n’a pas encore réalisé les gains de productivité promis. Les avantages à long terme dépendent de sa diffusion dans les processus d’entreprise, de la refonte organisationnelle et de l’adaptation de la main-d’œuvre, ce qui prend généralement du temps. Une question plus profonde concerne les conséquences sociales à long terme, en particulier la façon dont les répercussions sur la distribution et l’emploi seront gérées. L’IA représente à la fois une puissante occasion de croissance et une source d’incertitude quant au déplacement de la main-d’œuvre, aux inégalités et à la stabilité financière.

Renforcement du rôle de l’État et domination budgétaire

La politique budgétaire est passée d’un soutien cyclique à une force structurelle persistante. Même si les banques centrales ont réduit les taux d’intérêt, les déficits bien établis sur la scène politique, les politiques industrielles, les dépenses militaires et les investissements liés au climat créent une puissante combinaison de mesures de soutien . Cela favorise la croissance et l’emploi et réduit la probabilité d’un repli. Toutefois, cela empêche la politique monétaire de mettre en œuvre des mesures restrictives en raison de la forte augmentation des coûts du service de la dette. Cette dynamique entraîne des réactions asymétriques à l’inflation, qui risque de se stabiliser au-dessus de la cible. Les fortes émissions d’obligations et la sensibilité au service de la dette se traduisent par une hausse des primes à l’échéance, un élargissement des fourchettes de taux et une plus grande volatilité des taux à long terme.

Situation géopolitique et fragmentation du monde

La mondialisation fait place à la régionalisation et à l’harmonisation stratégique. Le commerce, les flux de capitaux et les chaînes d’approvisionnement sont de plus en plus influencés par les préoccupations liées à la sécurité plutôt que par le souci d’efficacité. Les pays situés à la croisée des réalignements, comme le Mexique, certaines régions de l’Asie du Sud-Est et le Canada, sont bien placés pour en profiter. Toutefois, cette réorganisation mondiale augmente les coûts, complique la coordination et maintient des primes de risque plus élevées. Par conséquent, les spécialistes mondiaux de la répartition réévaluent la forte exposition aux actifs libellés en dollars américains. Bien que le dollar américain demeure dominant, la diversification entre les devises, les territoires et les actifs réels s’accroît graduellement.

Hyper-financiarisation et fragilité

Les marchés financiers exercent désormais une influence démesurée sur les résultats économiques réels. La consommation, l’embauche et l’investissement sont de plus en plus sensibles aux cours des actifs, en particulier des actions. Jusqu’à présent, la concentration des effets de richesse au sommet de la distribution des revenus a soutenu la croissance des dépenses. Toutefois, cela accroît la vulnérabilité globale des consommateurs face à un renversement de la confiance des marchés. Cela est particulièrement vrai compte tenu de la hausse des taux d’intérêt (qui pénalise les emprunteurs et favorise les épargnants) et de l’inflation élevée qui pèse de manière disproportionnée sur les personnes à faible revenu. Les risques liés aux marchés financiers sont exacerbés sur les marchés privés, où l’endettement est plus élevé, la transparence est moins grande et la liquidité est plus faible. Cela peut entraîner l’inadéquation des valorisations à mesure que les pressions de refinancement, en particulier pour financer le développement de l’IA, augmentent.

Perspectives cycliques pour l’année

États-Unis : poursuite de l’expansion en milieu de cycle, avec des risques d’inflation

Les États-Unis amorcent l’année 2026 dans une phase d’expansion en milieu de cycle soutenue par des mesures de relance budgétaire, un assouplissement des conditions financières et des dépenses en immobilisations soutenues dans le domaine de l’IA. Les consommateurs à revenu élevé continuent de résister et la disponibilité du crédit s’améliore. Toutefois, les marchés de l’emploi ralentissent progressivement, l’inflation des services demeure tenace et les tarifs douaniers commencent à se répercuter sur les prix. Les risques d’inflation sont asymétriques : une reprise de la demande ou une politique trop expansionniste pourrait raviver l’inflation et contraindre la Fed à adopter un ton moins conciliant que ne le prévoient les marchés.

Europe : stabilisation graduelle malgré des difficultés structurelles

L’Europe montre des signes de stabilisation graduelle grâce à une souplesse budgétaire accrue et à des baisses de taux qui assouplissent les conditions financières. Les dépenses en défense et en infrastructures soutiennent l’activité, notamment en Allemagne. Cependant, la fragmentation politique des gouvernements de coalition et le populisme laissent présager des tensions budgétaires croissantes, car les mesures d’austérité budgétaire suscitent peu d’enthousiasme. Les pressions commerciales et les coûts de la transition énergétique freineront la croissance dans la région. L’inflation ralentit, mais la dynamique salariale découlant des tendances démographiques défavorables, combinée à la hausse des coûts des aliments et de l’énergie, continue de présenter un risque de hausse.

Chine : modération maîtrisée

La Chine poursuit un ralentissement contrôlé, la croissance étant alimentée par la fabrication, les exportations et les dépenses publiques plutôt que par la consommation. La correction du secteur immobilier continue de peser lourdement sur la confiance des ménages. L’inflation demeure inférieure à la cible, la faiblesse du pouvoir de fixation des prix et la capacité industrielle insuffisante exerçant des pressions à la baisse. Les mesures de soutien sont ciblées, les autorités privilégiant la stabilité financière et ne souhaitant pas stimuler le marché de l’habitation de façon vigoureuse. Des risques externes persistent, surtout en raison des échanges commerciaux, mais des mesures d’assouplissement et de stabilisation supplémentaires devraient contribuer à réduire les risques de déflation cette année.

Canada : reprise de la croissance de la production potentielle

Le Canada a mieux résisté que prévu en 2025, malgré d’importants chocs commerciaux et la faiblesse du marché de l’habitation. L’endettement des ménages, le refinancement des prêts hypothécaires, le ralentissement de la croissance de la population et l’humeur morose des entreprises demeurent des contraintes. Dans cette perspective, on s’attend à ce que les risques s’atténuent. Les dépenses budgétaires dans les infrastructures, le logement et la défense ont un effet positif, tandis que l’inflation contenue donne à la Banque du Canada la marge de manœuvre nécessaire pour maintenir une politique expansionniste. Les tensions commerciales pourraient reprendre dans le cadre de la renégociation de l’ACEUM, mais le Canada entame 2026 dans un contexte d’amélioration de la dynamique de l’emploi et de reprise de la croissance de la production potentielle.

Conclusion

Après trois années consécutives de solides rendements boursiers, le contexte de placement au début de 2026 est en pleine mutation. Le rendement des actions devrait de plus en plus être attribuable à la croissance des bénéfices plutôt qu’à l’expansion des valorisations, dans un contexte macroéconomique qui demeure généralement favorable. Au Canada, l’exposition aux matières premières, l’amélioration de la croissance des bénéfices et les valorisations relativement intéressantes contrastent avec le marché américain, où les valorisations sont élevées, tandis que les taux obligataires semblent confinés dans une fourchette, l’inflation et les pressions sur les taux d’intérêt s’annulant mutuellement.

Au-delà du cycle à court terme, les marchés sont façonnés par de puissantes forces à long terme. La fragmentation géopolitique, les déficits budgétaires importants et persistants et les investissements rapides liés à l’IA redéfinissent la croissance, l’inflation et les contraintes en matière de politique. L’inflation s’atténue, mais devrait rester plus volatile qu’avant la pandémie.

Homme debout au sommet d'une haute falaise au coucher du soleil, les mains levées.

Nous sommes heureux de revenir sur une nouvelle année marquée par une croissance soutenue et des avancées stratégiques significatives à l’échelle de l’ensemble de notre portefeuille.

Acquisitions transformatrices

Decorative.

Oakcreek

En mai 2025, Oakcreek Golf & Turf a conclu l’acquisition de Pattlen Enterprises, notamment L.L. Johnson à Denver (Colorado) et Midwest Turf à Omaha (Nebraska).

Cette acquisition renforce la position d’Oakcreek en tant que l’un des plus grands distributeurs à service complet d’équipements de gazon commercial Toro en Amérique du Nord.

Decorative.

Purity Life

En septembre 2025, Purity Life a conclu l’acquisition d’Horizon Distributors, de PSC Natural Foods et de Ontario Natural Food Company.

Cette acquisition renforce encore davantage le leadership de Purity Life sur le marché canadien de la distribution de produits de santé naturelle, d’épicerie et de bien-être, créant ainsi l’une des plus grandes plateformes de services complets du pays avec un engagement indéfectible envers l’excellence du service à la clientèle et aux fournisseurs.

Apprenez-en davantage sur notre portefeuille.

Nouveautés au sein de Banyan et promotions récentes

Nous sommes heureux de vous faire part des promotions et des ajouts suivants au sein de notre entreprise au fur et à mesure que la profondeur et l’étendue de notre équipe continuent de croître :

Photo of Marat Altinbaev
Marat Altinbaev
est promu au poste de directeur.
Photo of Alex Gelmych
Alex Gelmych
est promu au poste d’analyste principal.
Photo of James Nash
James Nash
s’est joint à nous à titre d’analyste.

Notre succès à Banyan repose sur le talent, le dévouement et le leadership de nos employés.

Apprenez-en davantage sur notre équipe.

Nouveaux investissements

Notre objectif pour 2026 demeure le même. Nous cherchons à faire des placements en actions à long terme auprès d’équipes de gestion de calibre mondial dans des entreprises partout en Amérique du Nord présentant un BAIIA d’au moins 5 millions de dollars.

Avez-vous une opportunité en tête ? Renseignez-vous sur nos critères de placement ou communiquez avec nous dès aujourd’hui.

Chinese economic growth held up in H2 2025 but a fall in six-month real narrow money momentum in November-December suggests weakening prospects – see chart 1.

Chart 1

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December money numbers are also available for Brazil, India and Japan, showing declines in momentum for the former two, with Japan remaining negative.

US and European data will be released next week. Assuming unchanged growth rates, the above information implies a significant fall in global (i.e. G7 plus E7) six-month real narrow money momentum, retracing much of the July-November recovery – chart 2.

Chart 2

200126c2

Global real money momentum may be about to cross beneath six-month industrial output growth, which rose into November.

Chart 3 shows a long-term comparison of G7-only real narrow money and industrial output momentum, using 12- rather than six-month rates of change. The series converged in November, supporting the suggestion of a change in “excess” money conditions.

Chart 3

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Signs of a narrow money slowdown, albeit tentative, are consistent with the negative cyclical view here, based on an expectation that the global stockbuilding cycle will enter a downswing this year into a possible H1 2027 low.

A measure of US broad money M3 derived from data in the Fed’s quarterly financial accounts grew at a 5.5% annualised rate in the two quarters to end-September. This exactly equals the average over the non-inflationary five years to end-2019 – see chart 1.

Chart 1

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The growth rate is also close to a 5.4% six-month annualised increase in the monthly M2+ measure calculated here. M2+ adds large time deposits and institutional money funds to official M2. M3 additionally includes repos.

M2+ growth rose to 6.7% in November, with available information suggesting a further increase in December. This could signal a future rise in inflation, though probably not before H2 2027. However, a similar pick-up a year ago reversed in H1 2025.

An advantage of the financial accounts measure is that a sectoral breakdown is available. M3 holdings of the household and non-financial business sectors rose at similar rates in the two quarters to September (5.2% and 5.0% annualised respectively), with stronger growth (12.7%) in financial sector money (i.e. held by insurance companies, pension funds and GSEs) – chart 2.

Chart 2

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While household broad money continues to grow respectably, it has lagged far behind financial wealth. Money accounted for 14.0% of total financial assets at end-September, the lowest share since Q2 2019 – chart 3.

Chart 3

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The equity share of financial wealth, meanwhile, reached another post-WW2 record of 47.1%.

The fall in the broad money share since 2022 has been driven by time and savings deposits, with the combined weighting of currency, checkable deposits and money funds stable – chart 4.

Chart 4

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A chart recently doing the rounds shows only the latter measure (i.e. excluding time and savings deposits) to support a claim that household cash levels are high. Such selective use of data is regrettable.

(Note that the share of time and savings deposits has also been reduced by the reclassification of some savings deposits as demand – i.e. checkable – deposits.)

The rise in the equity share mostly reflects price appreciation but households have also been buying into strength.

The rally from the October 2022 low was initially driven by corporate demand but this fell off after H1 2024, with household and foreign purchases taking up the slack – chart 5.

Chart 5

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The broad money share reached a similar level before the GFC bear market and corrections in 2015 and 2018, as well as the 2020 covid sell-off.

The share fell below the current level in the late 1990s but equity exposure was then significantly lower, peaking at 38.7%. Put differently, the higher beta of the balance sheet now makes a similar cash undershoot less likely.

Wind turbines in Oiz eolic park, Spain.

The past year was yet another eventful one for sustainability investors and the broader Environmental, Social and Governance (ESG) landscape. 2025 was marked by a succession of extreme weather events, a near-record global temperature average and significant international policy developments, including the EU’s Omnibus simplification package and further amendments to greenwashing claims under Canada’s Competition Act. Importantly, the average global temperature for the three-year period from 2023 to 2025 likely exceeded the 1.5°C threshold above pre-industrial levels for the first time – a milestone that underscores the growing urgency for governments, companies and investors to reassess how climate risks are managed and priced.

In this commentary, we highlight five ESG trends set to shape the year ahead, revealing both challenges and opportunities for investors and businesses alike.

1. From climate mitigation to climate survival

With the 1.5°C threshold now effectively behind us, the focus is shifting from climate mitigation alone to climate adaptation and resilience. Markets are increasingly pricing physical climate risks – from flooding and heat stress to water scarcity – into valuations, insurance costs and credit risk. At the policy level, governments are directing more capital toward adaptation priorities such as resilient infrastructure, water systems, food security and disaster preparedness, with several countries announcing a major increase in adaptation finance, aiming to triple it to $120 billion annually by 2035. For investors, exposure to climate resilience is becoming critical. We believe that companies enabling societies to withstand and adapt to physical climate impacts are likely to play an increasingly important role in long-term portfolios.

2. ESG returns to its financial roots

After surging in prominence during the pandemic years, ESG has faced political pushbacks and skepticism in parts of the market. This recalibration is now forcing a clearer definition of what ESG truly represents: financially material business issues. Labour practices, supply-chain resilience, governance failures and environmental liabilities matter because they can directly affect cash flows, valuations and license to operate – and indirectly shape the long-term sustainability of economic growth. In 2026, we believe ESG will be re-anchored to its original purpose: identifying risks and opportunities that are financially relevant to investors.

3. ESG integration is also becoming mainstream

ESG is no longer a niche strategy or a product label. Sustainability considerations are increasingly embedded across investment processes, from equity and credit analysis to portfolio construction and risk management. In Canada alone, ESG integration is used by 96% of investors, representing 87% of AUM. Whether or not a fund is explicitly marketed as “ESG,” these factors are becoming part of standard due diligence, and therefore increasingly a core component of the investment infrastructure. We believe this trend will continue in the new year and accentuate in many markets around the world as countries like Japan, China and India are increasingly adopting ESG initiatives.

4. The redefinition of “responsible” capital

Energy security, defence, critical infrastructure and industrial resilience are being re-examined through an ESG lens. Investors are increasingly debating when exclusion gives way to responsibility, and whether financing defence capabilities, transition metals or strategic industries is incompatible with – or essential to – long-term sustainability. This shift reflects a more pragmatic approach to ESG, recognizing that social stability, security and resilient supply chains are foundational to sustainable development. We believe that 2026 will be marked by further discussions and guidance around how to invest responsibly in previously deemed harmful sectors, with workgroups such as the Principles for Responsible Defence Investment (PRDI) initiative.

5. AI and data-driven ESG analysis

Artificial intelligence (AI) and advanced data analytics are transforming how most sectors operate. ESG is no different. From climate modelling and supply-chain monitoring to controversy detection and impact measurement, AI is enabling more timely, granular and forward-looking ESG analysis. The competitive edge is moving away from simply having ESG data toward better understanding of the data, as well as interpreting signals faster and more effectively than the market. As AI capabilities continue to advance, we believe ESG will increasingly become more dynamic, data-driven and integral to enhance risk management, uncover emerging opportunities and improve long-term investment decision-making.

Final thoughts

At Global Alpha, it’s never been about chasing ESG trends, but remaining disciplined and consistent in our investment processes. ESG has always been about financial risk mitigation and long-term value creation – doing what is right for our clients by identifying material risks and opportunities in a rapidly changing world. From climate resilience and supply-chain stability to governance quality and data-driven analysis, ESG considerations have long been embedded in how we assess risk and opportunity across portfolios.

As the ESG landscape continues to evolve, our philosophy remains unchanged: identifying and managing material risks, while allocating capital to businesses positioned to create durable value in a rapidly changing world.

Estaiada bridge in Sao Paulo, Brazil.

Venezuela and the arrival of the “Donroe Doctrine”

Trump gunboat diplomacy in the Caribbean has culminated in the seizure of Venezuelan leader Nicolás Maduro on January 3, 2026. The move has been widely touted as part of a revived Monroe-style foreign policy doctrine in the United States which aims to assert regional hegemony by shaping political trajectories through the region.

More muscular regional foreign policy from the United States under President Trump reinforces a rightward political shift across the region. Economic instability, corruption and crime have been the fuel for voters to favour conservative and far right candidates in elections across Argentina, Bolivia, Chile, El Salvador and Honduras. The United States has signalled in recent months that it is prepared to strengthen the hand of conservative political actors aligned with its strategic aims (e.g., the US Treasury’s $20 billion currency swap line with Argentina’s central bank).

Maduro’s capture sends a clear message – particularly to Latin America’s left-wing politicians – with respect to the lengths to which Washington will go to protect its economic, geopolitical, security and ideological interests in the region.

The rise of economic conservatism with a backstop from the United States has already stoked optimism in regional equity markets on hopes for pro-business reforms, deregulation and fiscal discipline. While LatAm’s equities markets were buoyant in 2025, we think there is potential for positive momentum to pick up as the continent embraces fiscal conservatism.

As we have written previously, Brazil remains the largest market that can move the dial for EM equities should voters go with an economic moderate over incumbent President Lula in this year’s presidential elections. Below, our LatAm portfolio manager Luis Alves de Lima provides an update on prospects for the market.

Will Brazil be the next domino to fall in LatAm’s shift to the political right?

With the FIFA World Cup and presidential elections looming, 2026 shapes up as a big year for Brazil. While my Brazilian compatriots and I remain as passionate as ever about football, I think that politics is poised to steal the spotlight from the pitch.

In my view, the « Hexa » (Brazil’s longed-for sixth World Cup win) remains a distant national dream reflected in rather long odds among the bookmakers. The better bet is for a market-friendly political shift and subsequent bull market in Brazilian stocks.

However, it would be foolhardy to call time on a political operator as wily as Lula da Silva. We have written in previous commentaries about the potential for a conservative moderate such as Sao Paolo governor Tarcísio de Freitas to win the presidency. He remains the markets’ preferred candidate, being a technical, pro-market leader capable of bridging the gap between the Bolsonarista base and the moderate right. However, recent data from the December 2025 Quaest polls suggests a more complex reality.

Senator Flávio Bolsonaro, the son of the former president Jair Bolsonaro (now in prison for a botched coup attempt), has reached parity with Tarcísio in presidential vote runoff simulations, both trailing President Lula in a 46% to 36% split. This shift has emboldened the Bolsonaro family to prioritize their own political legacy, seeing an opportunity for Flavio to inherit the mantle of right-wing standard-bearer rather than coalesce around a moderate more likely to garner wider public support.

Critically, and much to the consternation of investors, Governor Tarcísio has said he will not run for president if Flávio Bolsonaro maintains his candidacy. Driven by a deeply held sense of loyalty and a desire to avoid fracturing the conservative base, Tarcísio has essentially signalled that he will remain in São Paulo if the « heir apparent » proceeds.

This is the worst-case scenario and would leave voters with a choice between two populists who feed on political polarisation. President Lula would welcome the prospect of Flávio’s candidacy, where he can home his narrative for the candidacy in on the threat to institutions of a Bolsonaro presidency.

Political sands will continue to shift as 2026 unfolds

These recent developments are no doubt a knock to the short-term bull case to Brazilian equities. However, getting overly fixated on this « nightmare scenario » would be a mistake. The field is deeper than current headlines suggest.

Even if Flávio remains the standard-bearer for now, there is potential for alternative candidates to grow in the polls should the electorate favour administrative results over populist chaos.

Figures like Governor Ratinho Júnior (Paraná) and Governor Romeu Zema (Minas Gerais) have built formidable reputations for fiscal discipline and efficiency.

The emergence of Renan Santos and the MBL’s « Missão » party represent a youth-driven movement prioritising fiscal conservatism, anti-corruption and law and order, which could disrupt the duopoly between Lula’s PT party and the Bolsonarismo right as we approach the March 2026 deadline for candidate clarity.

Market implications

There are two primary reasons for constructive optimism in thinking about the outlook for Brazilian stocks:

First, Brazil is not an island; it is part of a decisive continental swing to the right. In December, we saw José Antonio Kast’s victory in Chile, this on the back of President Javier Milei’s strong showing in Argentinian legislative elections, and recent conservative momentum in Ecuador.

This regional « blue tide » creates a powerful tailwind for market-friendly policies, and we argue that this will place some moderating pressure on Brazil’s political elite.

As its neighbours demonstrate the success of radical deregulation, the appetite for a « rational right » candidate in Brazil will only strengthen.

Second, valuations remain exceptionally attractive. Despite the noise, the Brazilian equity market continues to trade at a forward P/E of roughly 10x – well below historical averages and global peers.

EM market valuations vs past 10 years – Brazil the cheapest of the major markets

Graph showing emerging market valuations over the past 10 years including the current, median and interquartile ranges for 24 emerging market countries.
Source: FTSE Russell, Factset, HSBC

 

Momentum in earnings revisions ratios is broadly turning higher

Line graph showing that the momentum in earnings revisions ratios is broadly turning higher for markets in Asia, EMEA and Latin America.
Source: FTSE Russell, Factset, HSBC

The « election premium » is already being priced into assets, meaning that any pivot back toward a Tarcísio-led ticket or a credible centrist surge would trigger a massive re-rating.

Historically, when Brazil shifts toward a pro-market administration, the subsequent rallies can exceed 200% in dollar terms.

In summary, while we expect continued volatility through the first half of 2026, the fundamental investment case for Brazil remains intact. We are navigating a period where political pessimism provides a rare window to build positions in high-quality companies at distressed prices.

We remain vigilant but confident that the broader regional trend and the sheer attractiveness of local valuations will ultimately win out over the electoral circus.

BCP_Jason-Grouette_504x504_02

Stagevision, une société du portefeuille de Banyan Capital Partners, a annoncé la nomination de Jason Grouette au poste de directeur général. L’ancien directeur général, Scott Tomlinson, est devenu vice-président du conseil et continue de fournir des conseils stratégiques à l’entreprise. Cette transition au sein de la direction entre en vigueur le 7 janvier 2026.

M. Grouette est un partenaire opérationnel chez Banyan depuis 2022 et compte plus de 20 ans d’expérience en leadership à titre de cadre chez 3M, où il a notamment dirigé l’intervention de 3M relative aux masques N95 pendant la pandémie de COVID-19.

EN SAVOIR PLUS

Un voyageur debout devant une cabane, contemplant les aurores boréales à Yellowknife, dans les Territoires du Nord-Ouest, au Canada.

En 2025, les actions américaines ont été stimulées non seulement par les sociétés technologiques et les géants de l’IA, mais aussi par un plus vaste éventail de titres, ce qui signale une réorientation au-delà des fameuses sept magnifiques. Pourtant, ce sont les actions canadiennes qui ont damé le pion, propulsées par une remarquable remontée de l’or qui a bondi de plus de 60 % cette année. Pour les investisseurs, il s’agit de la troisième année consécutive de solide croissance totale des portefeuilles, malgré les incertitudes géopolitiques persistantes et les défis commerciaux.

Actions – les actions canadiennes ont mené le bal

L’année 2025 a été exceptionnelle pour les actions canadiennes, qui ont devancé les autres grands marchés. L’indice composé plafonné S&P/TSX a inscrit un rendement de 31,7 %, et les actions canadiennes à petite capitalisation ont bondi de plus de 50 %. Cette impressionnante remontée a été alimentée par la croissance fulgurante des sociétés aurifères et de métaux précieux, ainsi que par le momentum soutenu des sociétés axées sur l’IA à l’échelle mondiale. Les actions des marchés émergents et internationales ont également inscrit des rendements exceptionnels, progressant de 27,3 % et de 25,1 % respectivement.

En revanche, les actions américaines ont tiré de l’arrière, progressant de 12,4 % pour l’année, résultat plombé pour les investisseurs canadiens par la dépréciation du dollar américain. En revanche, l’indice S&P 500 a progressé de 17,9 % en dollars américains. Le rendement de l’indice S&P 500 en 2025 est attribuable à un plus vaste éventail de titres, mais l’influence collective des sept magnifiques – Alphabet (Google), Amazon, Apple, Meta Platforms, Microsoft, NVIDIA et Tesla – a légèrement grimpé, NVIDIA ayant été un facteur clé de cette croissance.

Figure 1 – Rendements des actions pour l’année civile 2025 (%)
Graphique à barres représentant les rendements des actions en 2025 : Canada 31,7 %, marchés émergents 27,3 %, international 25,1 %, États-Unis 12,4 %, autres 14 à 17 %.
Sources : Bloomberg, S&P et MSCI (tous les rendements sont en $ CA)

Même si les indices boursiers ont enregistré des gains impressionnants, les gestionnaires actifs ont fait face à un contexte difficile, surtout s’ils n’ont pas profité de la flambée des secteurs de l’or et des technologies de l’information. Les gestionnaires de placements axés sur l’analyse quantitative (systématique) font exception, car ils utilisent la technologie pour analyser un large éventail de sociétés mondiales et maintenir des portefeuilles diversifiés. Les gestionnaires axés sur l’analyse quantitative ont généralement réussi à composer avec les marchés boursiers difficiles et concentrés et à surpasser l’indice au cours des dernières années.

Titres à revenu fixe – effet négatif de la durée

L’année 2025 s’est révélée encore une fois difficile pour les marchés des titres à revenu fixe traditionnels. Les titres de créance des marchés émergents et les obligations américaines à rendement élevé ont le plus brillé, ce qui a stimulé les rendements des titres à revenu fixe des marchés publics. La Banque du Canada a continué de réduire son taux, ramenant le taux du financement à un jour à 2,25 % à la fin de l’année. Encore une fois, les obligations à durée plus longue ont fait face à des obstacles, les obligations universelles de toutes les échéances ont inscrit un modeste gain de 2,6 %, tandis que les obligations à long terme ont reculé de 0,8 %.

Figure 2 – Rendements des titres à revenu fixe pour l’année civile 2025 (%)
Graphique à barres illustrant les rendements obligataires en 2025 : liquidités en hausse de 2,8 %, obligations universelles en hausse de 2,6 %, obligations à long terme en baisse de 0,8 %, obligations à haut rendement en hausse de 5,5 % et dette des marchés émergents en tête avec 9,6 %.
* 30 % de l’indice Merrill Lynch US High Yield Cash Pay BB ($ CA), 30 % de l’indice Merrill Lynch US High Yield Cash Pay BB ($ US), 30 % de l’indice FTSE TMX Canada Universe BBB Bond et 10 % de l’indice Merrill Lynch Canada BB-B High Yield ($ CA)
** 50 % de l’indice JP Morgan Emerging Market Bond et 50 % de l’indice JP Morgan Corp Emerging Market Bond ($ CA)
Sources : Bloomberg, Merrill Lynch, S&P et FTSE (tous les rendements sont en $ CA)

Marchés privés

Les marchés privés en 2025 ont encore une fois révélé un contexte façonné par la stratégie et le moment. Contrairement aux marchés publics, où les rendements sont immédiats et transparents, les placements privés nécessitent de la patience en raison des décalages de valorisation et de déclaration. Cette année, les résultats ont été encourageants : le crédit privé et les stratégies d’infrastructures ont produit de solides rendements, tandis que l’immobilier commercial s’est amélioré de façon soutenue.

Les rendements du capital-investissement, bien que contrastés, ont ravivé l’optimisme, surtout compte tenu du fait que le volume des opérations a dépassé les 3 300 milliards de dollars américains au troisième trimestre de 2025 seulement. Les fonds de couverture ont démontré leur polyvalence, de nombreuses stratégies ayant produit des rendements qui étaient plus proches de ceux des actions mondiales, ce qui représente un changement important par rapport à l’année précédente.

En fin de compte, les marchés privés continuent de jouer un rôle essentiel dans la diversification des portefeuilles, complétant les actions cotées en bourse et les titres à revenu fixe pour créer une répartition de l’actif plus résiliente.

Appréciation du huard

Le dollar canadien a récupéré une grande partie de la dépréciation qu’il a connue en 2024 par rapport au dollar américain. Pour les investisseurs canadiens qui détiennent des actions américaines non couvertes, ce rebond a réduit les rendements en raison de l’effet de change. La figure 3 suit la variation des taux de change depuis 1970 et illustre donc le contexte associé aux fluctuations du dollar canadien par rapport au dollar américain à l’ère moderne. Depuis environ 2016, le dollar canadien se situe dans une fourchette relativement étroite, même pendant la récente flambée de l’inflation. À la fin de 2025, le dollar canadien se situait autour de 73 cents américains, ce qui représente un gain de près de 5 % par rapport à la clôture de l’année précédente.

Figure 3 – Historique du taux de change entre le dollar américain et le dollar canadien
Historique du taux de change USD/CAD de 1970 à 2025, montrant les tendances à long terme et un rebond à 73 cents américains d'ici la fin de l'année 2025.
Source : Bloomberg

Des occasions à saisir

Les occasions s’offrent aux investisseurs en 2026. Après plusieurs années de gains remarquables sur les marchés boursiers, le moment est venu de revoir à quel point votre portefeuille est réellement diversifié. Même si les placements non traditionnels ont récemment été à la traîne des actions mondiales qui ont monté en flèche, ils demeurent un outil essentiel pour accroître la résilience. En intégrant des placements non traditionnels à votre répartition de l’actif, vous pouvez mieux préparer votre portefeuille à composer avec les inévitables bouleversements du contexte financier.

Une vue aérienne du réseau autoroutier vital de la Thaïlande.

Les investisseurs canadiens privilégient depuis longtemps les actions canadiennes et y consacrent une plus grande part de leurs portefeuilles que ne le laissent croire les indices de référence des actions mondiales. Malgré la solide performance du marché boursier canadien en 2025, la récente remontée des marchés américains (alimentée par la progression des géants des technologies de l’information ou « sept magnifiques ») a incité certains investisseurs à repenser cette approche. Les investisseurs canadiens affichent une préférence semblable pour leurs titres nationaux à celle de leurs homologues à l’échelle mondiale. Même si certains investisseurs misent entièrement sur les actions mondiales, il y a plusieurs avantages à privilégier les actions canadiennes.

Biais domestique

Le biais domestique consiste à construire un portefeuille de placement qui privilégie instinctivement les actions de votre propre pays, une tendance commune chez les investisseurs à l’échelle mondiale. Même si les actions canadiennes ne représentent que 3 % à 4 % des marchés boursiers mondiaux, le confort de ce qui est connu fait qu’une place beaucoup plus importante leur est accordée dans les portefeuilles d’actions. Il est courant pour les investisseurs canadiens de consacrer entre 20 % et 40 % de leur exposition totale aux actions canadiennes.

De nombreux investisseurs surpondèrent largement les actions de leur marché domestique par rapport au poids réel de leur pays dans le marché mondial. Selon l’étude Global Pension Assets Study 2025 du Thinking Ahead Institute de WTW sur les actifs des régimes de retraite mondiaux, cette préférence est particulièrement forte du côté des investisseurs dans les caisses de retraite australiennes, japonaises et britanniques, qui investissent entre 20 % et 45 % de leur exposition totale en actions dans des sociétés de leur pays d’origine. Bien que les investisseurs des régimes de retraite américains affichent généralement la plus forte allocation domestique, celle-ci reflète en grande partie le poids important du marché américain au sein du marché mondial.

Les arguments en faveur d’une approche axée sur le pays d’origine plutôt que sur la capitalisation boursière mondiale viennent aussi avec leurs propres défis, notamment une certaine concentration sectorielle. Toutefois, chaque approche offre une perspective unique sur la façon de gérer le risque et les occasions.

Caractéristiques des différentes approches

Le tableau suivant présente les caractéristiques des différentes approches de gestion du total des actifs en actions.

Préférence pour les actions canadiennes Actions mondiales seulement
Monnaie Investir dans des actifs libellés en dollars canadiens permet aux investisseurs institutionnels, comme les caisses de retraite, les fonds de dotation et les fondations, de contourner le risque de change. Ainsi, la valeur des actifs suit l’évolution des éléments de passif, ce qui élimine les fluctuations de valorisation causées par les écarts de change. Investir à l’échelle mondiale n’est pas seulement une question de géographie; c’est aussi une question de monnaie. Les actions mondiales offrent une exposition à plusieurs devises, offrant une protection naturelle si le dollar canadien subit un choc lors d’un repli mondial ou d’une chute des prix des produits de base.
Caractéristiques des indices Le marché boursier canadien se démarque à l’échelle mondiale grâce à sa concentration dans les secteurs des ressources et de la finance, ce qui façonne son profil risque-rendement unique. Pendant les périodes de forte hausse des prix des produits de base, par exemple, les actions canadiennes peuvent offrir des avantages sur le plan de la diversification par rapport aux marchés mondiaux. Sur le plan sectoriel, le marché mondial est davantage axé sur les occasions de croissance, comme les secteurs des technologies de l’information et de la santé, comparativement au Canada.
Diversification Bien que le marché canadien soit plus petit et plus concentré, ce qui accroît la volatilité des rendements, il peut consolider les rendements totaux des actions lorsqu’il est jumelé aux actions mondiales dans une stratégie misant sur une certaine diversification. La diversification à l’échelle mondiale évite aux investisseurs de mettre tous leurs œufs dans le même panier d’actions. Selon l’indice mondial adopté, elle donne accès à de nombreux pays développés et émergents.
Potentiel d’alpha Le potentiel de valeur ajoutée provenant de la gestion active a été plus constant pour les actions canadiennes que pour les actions mondiales et a constitué une importante source de rendement supplémentaire. La gestion active dans les portefeuilles d’actions mondiales a généré de la valeur ajoutée, malgré les récents obstacles attribuables à la solide performance des sociétés technologiques.

 

Pourquoi privilégier les actions canadiennes?

Les portefeuilles qui privilégient les actions canadiennes offrent la possibilité d’obtenir de meilleurs rendements boursiers globaux ajustés au risque que les portefeuilles exclusivement mondiaux. Ils présentent l’avantage d’un potentiel de valeur ajoutée plus constant grâce à une gestion active, ainsi qu’à un contexte économique favorable au Canada qui amplifie leur potentiel de croissance.

Perspective de rendement

L’analyse du rendement historique relatif des actions canadiennes (indice S&P/TSX) par rapport aux principaux indices boursiers mondiaux (indice MSCI Monde tous pays et indice MSCI Monde) met en évidence la résilience et les avantages que peuvent procurer une préférence pour les actions canadiennes. Même si les indices mondiaux se retrouvent souvent à l’avant-plan, on ne peut désigner un seul gagnant clair et constant. À l’exception de la dernière décennie, les actions canadiennes ont surpassé les actions mondiales pendant de longues périodes, selon leurs rendements sur des périodes mobiles de quatre ans, en dollars canadiens, par rapport aux indices mondiaux (Figure 1). Bien que les manchettes mettent l’accent sur les sept magnifiques qui alimentent les gains des actions américaines et mondiales, les actions canadiennes ont discrètement suivi le rendement des actions mondiales au cours des dernières périodes mobiles de quatre ans.

Figure 1 – Rendements des indices boursiers mondiaux par rapport à ceux des indices boursiers canadiens
Graphique linéaire illustrant les rendements sur quatre ans pour l'indice MSCI ACWI, l'indice MSCI World et l'indice S&P/TSX de 1996 à 2025.
Sources : MSCI, FTSE et Bloomberg

Lorsque l’on analyse la volatilité des indices boursiers canadiens et mondiaux, le portrait se précise, car les actions canadiennes sont généralement plus volatiles que les actions mondiales non couvertes (Figure 2). Cet état de fait concorde avec la concentration plus élevée du marché canadien par rapport au marché boursier mondial.

Figure 2 – Volatilité des rendements des indices boursiers mondiaux et canadiens
Graphique linéaire illustrant la volatilité sur quatre ans pour l'indice MSCI ACWI, l'indice MSCI World et l'indice S&P/TSX de 1998 à 2025.
Sources : MSCI, FTSE et Bloomberg

Fait surprenant : les portefeuilles qui privilégient les actions canadiennes, plus que la capitalisation boursière de celles-ci, ont généralement connu une volatilité globale inférieure à celle d’un portefeuille strictement mondial, comme l’illustre un portefeuille composé à 70 % d’actions mondiales (indice MSCI Monde tous pays) et à 30 % d’actions canadiennes (Figure 3). Si l’on tient également compte du rendement sur une période mobile de quatre ans (Figure 4), cela signifie que les rendements ajustés au risque sont plus élevés dans une stratégie centrée sue le pays d’origine.

Figure 3 – Volatilité des rendements des indices boursiers mondiaux et canadiens
Graphique linéaire illustrant la volatilité sur quatre ans de l'indice MSCI ACWI par rapport à l'indice MSCI ACWI/S&P/TSX de 1998 à 2025.
Sources : MSCI, FTSE et Bloomberg

Figure 4 – Rendements des indices boursiers mondiaux et nationaux
Graphique linéaire illustrant le biais entre les actions mondiales et les actions nationales : rendements sur 4 ans pour l'indice MSCI ACWI par rapport à l'indice MSCI ACWI/S&P/TSX de 1998 à 2025.
Sources : MSCI, FTSE et Bloomberg

Potentiel d’alpha

La gestion active offre la possibilité d’obtenir un rendement supplémentaire. Même si l’influence des actions liées aux technologies de l’information a récemment laissé entrevoir des difficultés pour les gestionnaires actifs en général, les gestionnaires d’actions canadiennes ont en moyenne dégagé une valeur ajoutée plus constante au fil du temps que les gestionnaires d’actions mondiales (Figure 5).

Figure 5 – Valeur ajoutée médiane des actions canadiennes par rapport aux actions mondiales

Graphique à barres illustrant les actions canadiennes par rapport aux actions mondiales : valeur ajoutée médiane sur 4 ans du troisième trimestre 2011 au troisième trimestre 2025.
Remarque : Selon l’univers de gestion et l’indice MSCI Monde tous pays pour les actions mondiales.
Sources : eVestment, Groupe financier Connor, Clark & Lunn

Contexte économique actuel

Le Canada est bien placé pour offrir à la fois de la valeur et de la croissance aux investisseurs. Le pays entre avec confiance dans une nouvelle ère de croissance économique, stimulée par un programme favorable aux entreprises. Sous la direction du premier ministre Mark Carney, le pays adopte des réformes qui éliminent les barrières commerciales interprovinciales, simplifient la réglementation et accélèrent le développement des ressources et des infrastructures. Les mesures politiques, comme l’assouplissement de la taxe sur le carbone, témoignent d’un engagement plus large à faire du Canada un pays plus attrayant pour les entreprises. Parallèlement, les réductions vigoureuses des taux d’intérêt décrétées par la Banque du Canada et l’accent que met le gouvernement sur les mesures de relance budgétaire contribuent à stimuler la croissance intérieure.

Les riches réserves canadiennes de matières premières qui seront essentielles dans le futur, comme le cuivre, l’uranium, l’or, les terres rares et le gaz naturel, devraient jouer un rôle crucial dans la transition énergétique mondiale. Par exemple, l’installation de nouveaux terminaux d’exportation de gaz naturel liquéfié sur la côte Ouest ouvre les portes aux marchés asiatiques. Le secteur bancaire du pays, réputé pour sa stabilité et sa réglementation rigoureuse, est un autre atout résilient dans un monde imprévisible.

Tirer parti des forces locales et des occasions mondiales

Bien que les actions mondiales offrent de nombreuses occasions de placement, une préférence accordée aux actions canadiennes dans la répartition totale des actions offre des avantages stratégiques, en particulier pour les investisseurs qui recherchent une stabilité en matière de devises, une exposition à un marché unique, une plus grande part de gestion active ainsi qu’une gestion plus efficace du risque. Une approche optimale pour la structure d’ensemble d’un portefeuille d’actions est une combinaison réfléchie d’actions canadiennes et d’actions mondiales qui affiche une préférence pour le pays d’origine.