Image du drapeau canadien flottant au vent devant un immeuble de bureaux.

Alors qu’à la fin de 2025, les commentaires sur les marchés portaient sur la durabilité des valorisations élevées des actions américaines à mégacapitalisation du secteur des technologies de l’information, les actions canadiennes ont affiché un rendement nettement supérieur, comme il est illustré ci-dessous. Ce phénomène ne s’est pas limité aux actions à grande capitalisation, l’indice des titres à petite capitalisation TSX ayant bondi de 50,2 %, surpassant l’indice Russell 2000 à 7,5 % en $ CA.

Solide année pour les actions canadiennes
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Source : S&P Global Intelligence.

Nous pourrions considérer 2025 comme un point d’inflexion positif pour l’économie canadienne, car plusieurs facteurs sont maintenant en place pour améliorer les perspectives de croissance future.

 

Rotation des meneurs du marché — souvent pour de longues périodes

L’histoire montre que les marchés boursiers canadiens et américains connaissent de longs cycles de surperformance et de sous-performance relatives. Les actions américaines ont inscrit des rendements supérieurs pendant plus de 10 ans après la crise financière mondiale jusqu’à tout récemment, tandis que les actions canadiennes ont inscrit des rendements supérieurs au cours des 10 années et plus qui ont suivi l’éclatement de la bulle technologique à la fin des années 1990 :

Rotation des meneurs du marché sur de longues périodes
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Source : Bloomberg.

 

Arguments en faveur d’une surperformance prolongée des actions canadiennes

Bien que les cycles de rendement relatifs soient difficiles à prévoir, plusieurs facteurs favorables devraient soutenir la surperformance du Canada à l’avenir.

1. L’économie canadienne à un point d’inflexion

La baisse de la productivité au Canada durant la décennie perdue de 2015 à 2025 est bien documentée, tout comme les défis auxquels l’économie intérieure est confrontée en raison de l’évolution du nationalisme et de la politique commerciale des États-Unis. Toutefois, nous pourrions considérer 2025 comme un point d’inflexion positif pour l’économie canadienne, car plusieurs facteurs sont maintenant en place pour améliorer les perspectives de croissance :

  • Exposition structurelle aux secteurs de croissance à long terme : Le Canada a une exposition démesurée aux secteurs de l’énergie et des matériaux, qui sont essentiels à la hausse de la demande mondiale d’électricité. L’électrification, les infrastructures d’IA et les investissements dans les réseaux stimulent la demande soutenue de cuivre, de gaz naturel et d’uranium, tandis que des années de sous-investissement limitent l’offre. De plus, la démondialisation et les politiques commerciales protectionnistes augmentent le risque d’une hausse persistante de l’inflation, ce qui fait grimper les prix des métaux précieux.
  • La politique budgétaire est passée d’un facteur défavorable à un facteur favorable : Les récentes mesures commerciales des États-Unis ont accéléré le changement d’approche budgétaire du Canada. Le nouveau gouvernement fédéral dirigé par le premier ministre Carney poursuit un programme plus axé sur la croissance et les entreprises, axé sur l’investissement, les dépenses ciblées et les allégements fiscaux. Nous estimons que ces mesures pourraient ajouter environ 40 pb à la croissance du PIB chaque année à moyen terme, ce qui représente un point d’inflexion économique évident.
  • La politique monétaire est maintenant résolument favorable : La Banque du Canada a réduit les taux de près de 300 pb au cours des 18 derniers mois, ramenant résolument sa politique monétaire en territoire expansionniste. L’assouplissement des conditions financières devrait favoriser la croissance, les placements et les bénéfices sur le marché boursier canadien.

2. Dynamique intéressante des marchés boursiers

L’amélioration de la croissance économique ne se traduit pas toujours par une surperformance des marchés boursiers. L’indice composé S&P/TSX présente toutefois plusieurs caractéristiques uniques qui sont de bon augure pour son rendement futur :

Valorisations intéressantes et composition sectorielle intéressante

Le ratio C/B plus faible du TSX par rapport à l’indice S&P 500 est souvent attribué à sa plus faible exposition aux titres à grande croissance et à mégacapitalisation liés aux technologies de l’information. Bien que la pondération des titres technologiques soit beaucoup plus importante au sein de l’indice S&P 500, les investisseurs pourraient être surpris d’apprendre que presque tous les secteurs sont évalués de façon plus attrayante au sein de l’indice TSX, malgré des estimations très semblables pour la croissance des bénéfices en 2026, comme il est illustré ci-dessous :

Forte croissance prévue des bénéfices en 2026
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Source : Bloomberg au 31 décembre 2025.

 

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« Notre équipe est aussi enthousiaste que depuis au moins dix ans à l’égard des perspectives des actions canadiennes. Nous trouvons des occasions à grande, à moyenne et à petite capitalisation qui devraient continuer de profiter de l’émergence de plusieurs facteurs positifs à long terme. Le moment est bien choisi pour investir au Canada. »

Michael McPhillips, gestionnaire de portefeuille, cochef des placements et directeur de la recherche, Stratégies fondamentales d’actions

 

Les valorisations au Canada sont plus intéressantes au niveau des indices et des secteurs

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Source : Bloomberg, *pour l’immobilier à l’aide du ratio C/B prévisionnel, pour la technologie à l’aide du ratio VE/ventes prévisionnel, pour les services aux collectivités à l’aide du ratio VE/BAIIA prévisionnel et pour l’énergie à l’aide du ratio C/FT prévisionnel. Données au 31 décembre 2025.

 

Exposition démesurée à la production d’électricité et aux producteurs d’or

Le leadership des États-Unis dans le secteur des technologies s’ajoute à la vigueur des produits de base et des banques au Canada
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Source : S&P Global Market Intelligence.

Le tableau ci-dessus illustre les avantages qu’offrent les actions canadiennes sur le plan de la diversification aux investisseurs qui investissent dans des actions américaines, compte tenu des pondérations sectorielles très différentes et complémentaires. Au cours de la dernière décennie, l’exposition démesurée aux technologies de l’information a contribué à la surperformance du marché boursier américain.

Toutefois, nous nous attendons à ce que la forte représentation des sociétés liées à la production d’électricité et d’or sur les marchés boursiers canadiens contribue fortement au rendement :

Sociétés canadiennes en % du secteur MSCI Monde tous pays
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Source : S&P Global Intelligence au 31 décembre 2025.

Étant donné que les investisseurs mondiaux cherchent à accéder à ces types d’actifs et à diversifier leur exposition aux actions américaines, le rendement des investisseurs étrangers pourrait être favorable.

3. La stabilité de la monnaie est importante pour les investisseurs établis en dollars canadiens

Le risque de change est souvent sous-évalué jusqu’à ce qu’il devienne important. Au cours des 12 derniers mois seulement, le dollar canadien a progressé d’environ 10 % par rapport au dollar américain. Pour les investisseurs ayant un passif en dollars canadiens – caisses de retraite, fonds de dotation, fonds d’assurance ou besoins de dépenses au Canada –, cela représente une source importante de volatilité du portefeuille.

Au comptant $ CA/$ US
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Source : Bloomberg.

Ce mouvement de change est principalement attribuable à deux facteurs. Premièrement, l’opinion moins favorable des investisseurs mondiaux à l’égard du dollar américain comme valeur refuge a entraîné une diversification dans le segment de l’or et d’autres actifs. La forte représentation des producteurs d’or et d’autres produits de base sur le marché boursier canadien a accentué cette vigueur du dollar canadien. Comme l’on s’attend à ce que chacune de ces tendances persiste, les monnaies pourraient demeurer un obstacle pour les investisseurs en dollars canadiens qui détiennent des actions américaines.

4. Un marché attrayant pour la gestion active

Comme c’est le cas pour presque tous les marchés liquides, les investisseurs en actions canadiennes peuvent choisir entre une exposition active et une exposition passive.

Nous croyons que les actions canadiennes représentent une occasion beaucoup plus intéressante pour les gestionnaires actifs que les actions américaines. Le fait d’utiliser la couverture des analystes comme indication de l’efficacité des cours des actions confirme certainement cette affirmation, comme il est illustré ci-dessous. Prenons l’exemple des bénéficiaires purs et simples de l’IA : NVIDIA cotée en bourse aux États-Unis est couverte par plus de 90 analystes du côté vendeur, contre seulement environ 18 pour Celestica, l’analogue canadien de l’IA. À mesure que la dispersion au sein des secteurs et entre les secteurs augmente dans un contexte de reprise économique inégale, nous nous attendons à ce que la sélection des titres soit un facteur de rendement de plus en plus important, et à ce que la gestion active soit particulièrement bien positionnée au Canada.

Le marché canadien est moins efficace
Moins d’analystes couvrent le marché canadien
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Source : Bloomberg. Données au 31 décembre 2025.

Risques pesant sur les perspectives

Le principal risque que nous surveillons est l’incertitude géopolitique accrue, en particulier en ce qui a trait à la renégociation de l’ACEUM. Bien que la rhétorique commerciale aux États-Unis se soit intensifiée et ait créé des poches de volatilité, l’incidence macroéconomique sur le Canada a été limitée jusqu’à maintenant. En particulier, le Canada a créé plus d’emplois par habitant qu’il n’en a perdu depuis le début de la présidence de Trump. Bien que les prochaines négociations de l’ACEUM soient susceptibles de générer un risque de nouvelles menaces tarifaires, la sensibilité politique de l’inflation et les pressions sur le coût de la vie au cours d’une année électorale de milieu de mandat aux États-Unis devraient limiter la portée de résultats nettement défavorables. Nous continuons de suivre de près l’évolution de la situation.

Le Canada éclipse l’ère Trump en matière d’emplois
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Sources : Services économiques Banque Scotia, Statistique Canada, Bureau of Labor Statistics.

 

Conclusion

Après une décennie dominée par les meneurs technologiques américains, un changement de régime est en cours à mesure que le contexte de placement s’élargit. Le marché boursier canadien est entièrement aligné sur la prochaine vague d’investissements mondiaux, offrant des valorisations intéressantes, une monnaie stable, une répartition sectorielle différenciée et un important effet de levier sur la demande croissante de produits de base. Dans un contexte structurellement favorable à la gestion active, les actions canadiennes méritent un renouvellement et peut-être une augmentation de leur pondération dans les portefeuilles mondiaux.

 

 

 

À propos de Gestion de placements Connor, Clark & Lunn Ltée

Fondée en 1982, Connor, Clark & Lunn est une société fermée de gestion de placements ayant à coeur d’offrir à sa clientèle diversifiée un service exceptionnel et une vaste gamme de solutions de placement intéressantes. Nous savons à quels défis sont confrontés les particuliers, les régimes de retraite, les entreprises, les fondations, les fonds communs de placement, les Premières Nations et d’autres organisations, et nous nous employons à répondre à leurs besoins en matière de placement en proposant une gamme exhaustive de stratégies de placement, qui réunit les catégories d’actif traditionnelles ou non de même qu’une diversité de styles quantitatifs et fondamentaux.

 

 

 


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Un voyageur debout devant une cabane, contemplant les aurores boréales à Yellowknife, dans les Territoires du Nord-Ouest, au Canada.

En 2025, les actions américaines ont été stimulées non seulement par les sociétés technologiques et les géants de l’IA, mais aussi par un plus vaste éventail de titres, ce qui signale une réorientation au-delà des fameuses sept magnifiques. Pourtant, ce sont les actions canadiennes qui ont damé le pion, propulsées par une remarquable remontée de l’or qui a bondi de plus de 60 % cette année. Pour les investisseurs, il s’agit de la troisième année consécutive de solide croissance totale des portefeuilles, malgré les incertitudes géopolitiques persistantes et les défis commerciaux.

Actions – les actions canadiennes ont mené le bal

L’année 2025 a été exceptionnelle pour les actions canadiennes, qui ont devancé les autres grands marchés. L’indice composé plafonné S&P/TSX a inscrit un rendement de 31,7 %, et les actions canadiennes à petite capitalisation ont bondi de plus de 50 %. Cette impressionnante remontée a été alimentée par la croissance fulgurante des sociétés aurifères et de métaux précieux, ainsi que par le momentum soutenu des sociétés axées sur l’IA à l’échelle mondiale. Les actions des marchés émergents et internationales ont également inscrit des rendements exceptionnels, progressant de 27,3 % et de 25,1 % respectivement.

En revanche, les actions américaines ont tiré de l’arrière, progressant de 12,4 % pour l’année, résultat plombé pour les investisseurs canadiens par la dépréciation du dollar américain. En revanche, l’indice S&P 500 a progressé de 17,9 % en dollars américains. Le rendement de l’indice S&P 500 en 2025 est attribuable à un plus vaste éventail de titres, mais l’influence collective des sept magnifiques – Alphabet (Google), Amazon, Apple, Meta Platforms, Microsoft, NVIDIA et Tesla – a légèrement grimpé, NVIDIA ayant été un facteur clé de cette croissance.

Figure 1 – Rendements des actions pour l’année civile 2025 (%)
Graphique à barres représentant les rendements des actions en 2025 : Canada 31,7 %, marchés émergents 27,3 %, international 25,1 %, États-Unis 12,4 %, autres 14 à 17 %.
Sources : Bloomberg, S&P et MSCI (tous les rendements sont en $ CA)

Même si les indices boursiers ont enregistré des gains impressionnants, les gestionnaires actifs ont fait face à un contexte difficile, surtout s’ils n’ont pas profité de la flambée des secteurs de l’or et des technologies de l’information. Les gestionnaires de placements axés sur l’analyse quantitative (systématique) font exception, car ils utilisent la technologie pour analyser un large éventail de sociétés mondiales et maintenir des portefeuilles diversifiés. Les gestionnaires axés sur l’analyse quantitative ont généralement réussi à composer avec les marchés boursiers difficiles et concentrés et à surpasser l’indice au cours des dernières années.

Titres à revenu fixe – effet négatif de la durée

L’année 2025 s’est révélée encore une fois difficile pour les marchés des titres à revenu fixe traditionnels. Les titres de créance des marchés émergents et les obligations américaines à rendement élevé ont le plus brillé, ce qui a stimulé les rendements des titres à revenu fixe des marchés publics. La Banque du Canada a continué de réduire son taux, ramenant le taux du financement à un jour à 2,25 % à la fin de l’année. Encore une fois, les obligations à durée plus longue ont fait face à des obstacles, les obligations universelles de toutes les échéances ont inscrit un modeste gain de 2,6 %, tandis que les obligations à long terme ont reculé de 0,8 %.

Figure 2 – Rendements des titres à revenu fixe pour l’année civile 2025 (%)
Graphique à barres illustrant les rendements obligataires en 2025 : liquidités en hausse de 2,8 %, obligations universelles en hausse de 2,6 %, obligations à long terme en baisse de 0,8 %, obligations à haut rendement en hausse de 5,5 % et dette des marchés émergents en tête avec 9,6 %.
* 30 % de l’indice Merrill Lynch US High Yield Cash Pay BB ($ CA), 30 % de l’indice Merrill Lynch US High Yield Cash Pay BB ($ US), 30 % de l’indice FTSE TMX Canada Universe BBB Bond et 10 % de l’indice Merrill Lynch Canada BB-B High Yield ($ CA)
** 50 % de l’indice JP Morgan Emerging Market Bond et 50 % de l’indice JP Morgan Corp Emerging Market Bond ($ CA)
Sources : Bloomberg, Merrill Lynch, S&P et FTSE (tous les rendements sont en $ CA)

Marchés privés

Les marchés privés en 2025 ont encore une fois révélé un contexte façonné par la stratégie et le moment. Contrairement aux marchés publics, où les rendements sont immédiats et transparents, les placements privés nécessitent de la patience en raison des décalages de valorisation et de déclaration. Cette année, les résultats ont été encourageants : le crédit privé et les stratégies d’infrastructures ont produit de solides rendements, tandis que l’immobilier commercial s’est amélioré de façon soutenue.

Les rendements du capital-investissement, bien que contrastés, ont ravivé l’optimisme, surtout compte tenu du fait que le volume des opérations a dépassé les 3 300 milliards de dollars américains au troisième trimestre de 2025 seulement. Les fonds de couverture ont démontré leur polyvalence, de nombreuses stratégies ayant produit des rendements qui étaient plus proches de ceux des actions mondiales, ce qui représente un changement important par rapport à l’année précédente.

En fin de compte, les marchés privés continuent de jouer un rôle essentiel dans la diversification des portefeuilles, complétant les actions cotées en bourse et les titres à revenu fixe pour créer une répartition de l’actif plus résiliente.

Appréciation du huard

Le dollar canadien a récupéré une grande partie de la dépréciation qu’il a connue en 2024 par rapport au dollar américain. Pour les investisseurs canadiens qui détiennent des actions américaines non couvertes, ce rebond a réduit les rendements en raison de l’effet de change. La figure 3 suit la variation des taux de change depuis 1970 et illustre donc le contexte associé aux fluctuations du dollar canadien par rapport au dollar américain à l’ère moderne. Depuis environ 2016, le dollar canadien se situe dans une fourchette relativement étroite, même pendant la récente flambée de l’inflation. À la fin de 2025, le dollar canadien se situait autour de 73 cents américains, ce qui représente un gain de près de 5 % par rapport à la clôture de l’année précédente.

Figure 3 – Historique du taux de change entre le dollar américain et le dollar canadien
Historique du taux de change USD/CAD de 1970 à 2025, montrant les tendances à long terme et un rebond à 73 cents américains d'ici la fin de l'année 2025.
Source : Bloomberg

Des occasions à saisir

Les occasions s’offrent aux investisseurs en 2026. Après plusieurs années de gains remarquables sur les marchés boursiers, le moment est venu de revoir à quel point votre portefeuille est réellement diversifié. Même si les placements non traditionnels ont récemment été à la traîne des actions mondiales qui ont monté en flèche, ils demeurent un outil essentiel pour accroître la résilience. En intégrant des placements non traditionnels à votre répartition de l’actif, vous pouvez mieux préparer votre portefeuille à composer avec les inévitables bouleversements du contexte financier.

Un papier adhésif avec l'inscription « N'oubliez pas ! » accroché à une corde à l'aide d'une pince à linge.

Les actions canadiennes ont été délaissées au profit des actions mondiales, phénomène qui a coïncidé avec l’émergence de placements en actions mondiales à petite capitalisation, lesquels visaient à améliorer davantage la diversification du portefeuille. Combinés, ces changements ont fait en sorte que les actions canadiennes à petite capitalisation sont devenues une catégorie d’actif oubliée. Bien que la pondération des actions canadiennes ait été réduite, nombreux sont les investisseurs qui ont une répartition importante dans cette catégorie d’actif. Cet article traite des avantages qu’offrent les actions canadiennes à petite capitalisation et de la façon dont les investisseurs peuvent éventuellement en profiter.

Vue d’ensemble des actions canadiennes à petite capitalisation

En règle générale, les sociétés à petite capitalisation offrent aux investisseurs un plus grand potentiel de croissance, mais elles sont aussi sujettes à un risque et une volatilité plus élevés que les sociétés à grande capitalisation. L’indice des titres à petite capitalisation S&P/TSX est un indice pondéré en fonction de la capitalisation boursière et rajusté en fonction du flottant. Il a été conçu comme un indice de référence de premier plan pour les détenteurs de titres à petite capitalisation du marché boursier canadien.

À la fin de septembre 2024, l’indice comptait 246 sociétés dont la capitalisation boursière totale s’élevait à 279 G$ CA. La capitalisation boursière moyenne des sociétés constituant l’indice était de 1,1 G$ CA, mais la taille des sociétés variait dans une fourchette assez large, la plus petite étant évaluée à 97 M$ CA et la plus importante, à 4,0 G$ CA. À titre de comparaison, la Banque Royale du Canada, la plus importante société de l’indice composé S&P/TSX, a une capitalisation boursière supérieure à 170 G$ CA.

L’indice composé S&P/TSX comprend les titres d’un petit nombre de sociétés. Les dix plus grandes sociétés représentaient plus de 35 % de l’indice à la fin de septembre 2024, la Banque Royale du Canada à elle seule représentant 6,9 % de l’indice. En revanche, l’indice des titres à petite capitalisation est plus diversifié, les 10 principales sociétés en représentant moins de 15 %. Le titre le plus important a été celui de Bausch Health Cos Inc., qui représentait 1,4 % de l’indice des titres à petite capitalisation.

Comparaison des rendements des actions à petite et à grande capitalisation

Les rendements des petites et des grandes sociétés varient au fil du temps en fonction de la conjoncture économique générale. Au cours des 40 dernières années, il est apparu de façon relativement constante que les titres à petite capitalisation ont tendance à reculer davantage que les titres à grande capitalisation en période de marché baissier, mais qu’ils rebondissent plus fortement lorsque l’humeur des investisseurs change.

Deux illustrations récentes de cet état de fait sont la crise financière mondiale et la pandémie de COVID-19 (figure 1). Au cours de ces deux périodes, les actions à petite capitalisation ont inscrit des rendements inférieurs lorsque les marchés ont reculé, mais nettement supérieurs aux actions à grande capitalisation à l’étape de la reprise.

Figure 1 – Comparaison entre le rendement relatif de l’indice MSCI Monde à petite capitalisation et celui de l’indice MSCI Monde*
Graphique comparant la performance relative du MSCI World Small Cap par rapport au MSCI World pendant la crise financière mondiale et le COVID-19.Sources : MSCI, FTSE Russell et Thomson Reuters.

La figure 2 illustre clairement l’ampleur de la reprise des petites capitalisations en 2020, en particulier celle des petites capitalisations canadiennes. Elle montre que l’indice canadien des titres à petite capitalisation a progressé de plus de 80 % au cours des neuf derniers mois de 2020, ce qui lui a permis de dégager un rendement pour l’ensemble de l’année civile plus de deux fois supérieur à celui de l’indice composé S&P/TSX. La situation a été la même pour les sociétés mondiales à petite capitalisation des marchés développés par rapport aux sociétés à grande capitalisation.

Figure 2 – Rendements des indices en 2020 (en $ CA)

Catégories d’actif Indice du marché Rendement au T1 (%) Période de neuf mois terminée le 31 décembre 2020 (%) Année civile 2020 (%)
Actions canadiennes Indice composé S&P/TSX -20,9 33,5 5,6
Actions canadiennes à petite capitalisation Indice des titres à petite capitalisation S&P/TSX -38,1 82,4 12,9
Actions mondiales Indice MSCI Monde -13,2 31,9 14,4
Actions mondiales à petite capitalisation Indice MSCI Monde à petite capitalisation -23,1 48,1 13,9

Sources : MSCI, FTSE Russell et Thomson Reuters.

Avantages potentiels

Bien que les actions à petite capitalisation soient généralement plus volatiles, elles présentent plusieurs avantages qui compensent cet inconvénient.

Potentiel de croissance : Les sociétés de petite taille ont tendance à disposer d’une plus grande souplesse pour saisir les occasions ou faire face à l’adversité, et lorsqu’elles offrent un produit ou un service très recherché, leur croissance potentielle s’en trouve nettement prolongée. Les grandes sociétés commencent petites. Si vous êtes en mesure de repérer la prochaine génération de petites sociétés qui connaissent une croissance rapide et qui deviennent de grandes sociétés, vous serez largement récompensé. On oublie facilement que la capitalisation boursière de Shopify, qui est évaluée à plus de 220 G$ CA, était inférieure à 1,5 G$ CA en juin 2015 (Macrotrends.net). En règle générale, les petites sociétés exercent aussi leurs activités dans des secteurs plus spécialisés, et les initiés y détiennent une participation plus élevée, de telle sorte que les propriétaires et les actionnaires partagent les mêmes intérêts.

Différences sectorielles : L’indice des titres à petite capitalisation S&P/TSX n’est pas une version miniature de l’indice composé S&P/TSX. Par conséquent, les investisseurs peuvent profiter de la représentation sectorielle différente dans l’indice des titres à petite capitalisation, lequel offre ainsi des occasions qui pourraient ne pas exister dans le segment des titres à grande capitalisation du marché (figure 3). Par exemple, au cours des neuf premiers mois de 2024, le secteur des services de communications de l’indice composé S&P/TSX a reculé de 2,5 %, tandis que le secteur des services de communications de l’indice des titres à petite capitalisation S&P/TSX a progressé de 18 % au cours de la même période.

Les sociétés de petite taille ont tendance à disposer d’une plus grande souplesse pour saisir les occasions ou faire face à l’adversité, et lorsqu’elles offrent un produit ou un service très recherché, leur croissance potentielle s’en trouve nettement prolongée. 

Figure 3 – Répartition sectorielle des actions canadiennes

Sector Indice composé S&P/TSX (%) Indice des titres à petite capitalisation S&P/TSX (%)
Énergie 16,7 19,1
Matériaux 12,5 30,7
Industrie 13,0 12,0
Consommation discrétionnaire 3,4 3,4
Biens de consommation de base 4,1 2,9
Santé 0,3 6,2
Finance 32,2 6,5
Technologies de l’information 8,5 5,2
Services de communication 3,1 1,5
Services aux collectivités 4,0 1,5
Immobilier 2,3 10,8
Total 100,0 100,0

Source: MSCI, FTSE Russell et Thomson Reuters.

Visées par moins de recherches : Les sociétés à petite capitalisation font généralement l’objet de moins de recherches de la part des analystes externes. Le nombre d’analystes de recherche couvrant à la fois les actions à grande et à petite capitalisation a diminué au cours des 10 dernières années et celui des analystes couvrant les sociétés à petite capitalisation est nettement inférieur (figure 4).

Figure 4 – Nombre d’analystes couvrant les sociétés de l’indice S&P/TSX
Graphique à barres illustrant le nombre d'analystes couvrant les sociétés à grande capitalisation de l’indice S&P/TSX par rapport aux sociétés à petite et moyenne capitalisation de l’indice S&P/TSX.
Source : Bloomberg

Souvent, les analystes de recherche qui couvrent les sociétés à petite capitalisation sont moins expérimentés que ceux qui couvrent les sociétés à grande capitalisation. Ces différences créent de meilleures occasions pour les gestionnaires actifs de surpasser l’indice de référence en procédant à une vérification diligente indépendante de ces sociétés moins bien documentées et dont le cours de l’action peut ne pas refléter pleinement leur valeur intrinsèque ou leurs perspectives de croissance.

Collectivement, les gestionnaires actifs d’actions à petite capitalisation ont généré une valeur ajoutée dépassant celle de l’indice des actions à petite capitalisation. Plus des trois quarts des gestionnaires actifs ont enregistré un rendement annuel supérieur d’au moins 1,9 % à celui de l’indice pour la période de 10 ans terminée le 30 septembre 2024. La valeur ajoutée médiane sur 10 ans était de 3,5 % par année (figure 5).

Figure 5 – Rendements excédentaires générés par la gestion active
Graphique à barres illustrant le rendement excédentaire annualisé des gestionnaires actifs de petites et moyennes capitalisations par rapport à l'indice S&P/TSX à petite capitalisation.Source : eVestment

Collectivement, les gestionnaires actifs d’actions à petite capitalisation ont généré une valeur ajoutée dépassant celle de l’indice des actions à petite capitalisation. 

Pourquoi investir dans les actions canadiennes à petites capitalisations

Malgré une réduction générale de la pondération des actions canadiennes, beaucoup d’investisseurs institutionnels détiennent une répartition importante dans cette catégorie d’actif. En incluant les actions canadiennes à petite capitalisation, les investisseurs peuvent exploiter un type différent d’exposition au marché ainsi que le potentiel de valeur ajoutée découlant de la gestion active.

Hand flipping wooden blocks from 2023 to 2024, text on table.

L’année 2023 a débuté sous le signe de la prudence, sous l’influence principalement du contexte de marché de l’année précédente, qui avait été le théâtre de plusieurs nouveautés. En 2022, les investisseurs avaient enregistré pour la première fois des rendements négatifs importants à la fois pour les actions et les placements à revenu fixe traditionnels au cours d’une année civile. De nombreux régimes de retraite à prestations déterminées (PD) avaient également vu leur santé financière évoluer rapidement, passant d’un déficit à un excédent important malgré des conditions de marché difficiles. Les rendements ont connu un beau rebondissement en 2023, après bien des hauts et des bas. Cet article revient sur 2023 et offre des perspectives sur l’année à venir.

Des taux d’intérêt surprenants

La hausse rapide des taux d’intérêt a surpris de nombreux investisseurs, avec des conséquences variables selon les types d’investisseurs. Les investisseurs ayant un objectif de rendement total, comme les fonds de dotation, les fondations et les fiducies autochtones, ont vu la valeur marchande de leurs portefeuilles chuter en 2022, à cause des rendements négatifs à la fois des actions et des titres à revenu fixe. En revanche, en dépit des rendements négatifs des actifs, de nombreux régimes de retraite à PD ont vu leurs déficits faire place à des excédents, car la diminution du passif a dépassé la baisse des actifs.

La hausse des taux s’est traduite par des rendements plus avantageux à long terme pour les titres à revenu fixe. Alors qu’auparavant, les discussions portaient sur la réduction de la pondération des titres à revenu fixe, elles se sont tournées en 2023 vers l’évaluation des avantages qu’apporterait au contraire une pondération accrue de ces titres pour tous les types d’investisseurs.

Tour d’équilibriste

Pour les entités axées sur le rendement global, telles que les fonds de dotation, les fondations et les fiducies autochtones, l’amélioration des perspectives des titres à revenu fixe était une bonne nouvelle. Toutefois, les données historiques donnent à penser que la hausse des taux des titres à revenu fixe peut être le signe d’une baisse des rendements boursiers (voir « Le défi de la boule de cristal » ci-dessous).

Les organismes de bienfaisance enregistrés doivent composer en outre avec les conséquences de l’augmentation du contingent des versements (CV) annuel minimal, qui est passé de 3,5 à 5,0 % en 2023. Ce changement pourrait inciter les organismes de bienfaisance à viser des rendements plus élevés ou à accepter une marge de rendement supplémentaire plus faible pour répondre au CV plus élevé.

La perspective d’une hausse des rendements des titres à revenu fixe et d’une baisse potentielle des rendements boursiers a représenté pour les investisseurs une occasion de réévaluer leur stratégie de répartition de l’actif pour s’assurer qu’elle correspond à leurs objectifs, en particulier si leur pondération des titres à revenu fixe était habituellement faible ou largement en dessous de la répartition cible.

Des occasions à saisir

Début 2023, de nombreux régimes de retraite à PD ont vu leur santé financière s’améliorer grandement, après des décennies de cotisations supplémentaires pour contrebalancer les effets défavorables de la baisse des taux d’intérêt et de la croissance plus importante du passif que de l’actif en conséquence. Cette meilleure position financière a offert l’occasion de revoir les stratégies de répartition de l’actif à long terme et les niveaux de risque.

Les mesures spécifiques que les régimes de retraite à PD peuvent prendre varient en fonction du type de régime (p. ex., d’entreprise, universitaire ou public), des mesures de passif actuarielles qui dictent l’évaluation du risque, et d’autres facteurs, tels que l’ouverture ou la fermeture du régime à de nouveaux participants et l’échéance du régime (p. ex., pourcentage de participants actifs par rapport aux retraités et aux participants bénéficiant de droits différés). À tout le moins, pour les régimes dont la position de capitalisation s’était renforcée, il semblait pertinent d’aborder les avantages qu’apporterait une réduction du risque et les compromis envisageables en la matière.

Bien qu’il soit difficile de savoir dans quelle mesure les régimes de retraite à PD ont saisi cette occasion de réduire le risque et d’accroître leur pondération des titres à revenu fixe, les activités de recherche de titres à revenu fixe ont augmenté vers la fin de 2023, ce qui pourrait indiquer une tendance des comités à réévaluer leur stratégie de répartition de l’actif. Toutefois, il est évident que les marchés des titres à revenu fixe et des actions ont tous deux connu une année 2023 en dents de scie. Les taux des obligations à long terme ont grimpé davantage à la fin du troisième trimestre et au début du quatrième trimestre, avant de chuter par la suite, ce qui a entraîné une forte remontée des titres à revenu fixe à long terme, avec des rendements supérieurs à ceux des principaux marchés boursiers. Les rendements plus élevés des titres à revenu fixe sont probablement attribuables au fait que les passifs ont connu une plus forte augmentation que les actifs au quatrième trimestre, ce qui a en partie limité l’amélioration antérieure de la capitalisation des régimes de retraite à PD.

Un moyen de gestion du risque qui a encore été largement appliqué a été la réduction du risque à travers l’acquisition de rentes, en particulier dans le cas des régimes de retraite à PD d’entreprise, car cette transaction peut réduire l’incidence des régimes de retraite à PD sur les bilans d’une entreprise. Beaucoup des sociétés ayant choisi la voie de l’achat de rentes pour réduire leurs risques l’ont fait lorsque l’inflation était faible. Selon l’ampleur des augmentations des prestations de retraite liées à l’inflation, ces sociétés pourraient subir des pressions des retraités demandant des hausses ponctuelles des prestations de retraite dans le contexte actuel de forte inflation. Dans le cas du rachat d’une rente, la structure est telle qu’après la transaction, il n’y a plus de groupe d’actifs réservé auprès du promoteur du régime aux participants visés par le rachat, ce qui signifie que la seule source de financement pour les augmentations ponctuelles serait le bilan de la société.

Les titans de la technologie augmentent la concentration du marché

En 2023, les rendements boursiers ont été dominés par les actions américaines à mégacapitalisation, en particulier dans le secteur des technologies de l’information, grand bénéficiaire de l’enthousiasme des investisseurs pour l’intelligence artificielle (IA), ce qui a aggravé les problèmes de concentration de l’indice S&P 500. Comme le montre la figure 1, les dix principaux titres de l’indice S&P 500 représentaient près d’un tiers de l’indice à la fin de 2023.

Figure 1 : Pondération des dix principaux titres de l’indice S&P 500

Source : Groupe financier Connor, Clark & Lunn et S&P Global Market Intelligence.

Les actions américaines représentent généralement la composante individuelle la plus importante des portefeuilles de nombreux investisseurs. Les prochaines réunions du comité devraient inclure des discussions sur la concentration croissante du marché des actions américaines. Cela ne signifie pas que le secteur américain des technologies de l’information cessera d’enregistrer de bons résultats au cours de la prochaine décennie. Toutefois, il est prudent de tenir compte des avantages qu’apporte la diversification du portefeuille et d’évaluer les options de gestion des risques de baisse en cas de résultats négatifs.

La diversification au sein des marchés boursiers est une option, par exemple l’exploitation des qualités moins corrélées des marchés émergents par rapport à celles des marchés développés ou la combinaison d’un style de placement axé sur la valeur avec un portefeuille de croissance. Toutefois, une diversification au moyen de placements dans des titres à revenu fixe et des marchés privés peut s’avérer plus avantageuse. Ainsi, toute stratégie de diversification devrait inclure un large éventail d’occasions de placement sans se limiter aux actions.

Expériences contrastées sur les marchés privés

Au cours des 10 dernières années environ, les marchés privés ont enregistré d’importantes entrées de fonds en provenance des investisseurs institutionnels. En 2023, les rendements ont été contrastés entre les différents marchés privés. L’immobilier commercial a fait couler de l’encre pour deux raisons. Tout d’abord, les conséquences persistantes de la pandémie de COVID-19 sur le secteur des immeubles de bureaux ont entraîné une baisse des valorisations boursières. Deuxièmement, certains gestionnaires immobiliers commerciaux ont connu des problèmes de liquidité, ce qui a retardé les demandes de désinvestissement. Les autres secteurs de l’immobilier se sont bien comportés, ce qui a permis de compenser le recul du secteur des immeubles de bureaux dans les portefeuilles diversifiés et d’améliorer les perspectives du marché pour 2024 et à long terme.

Les marchés des actions de sociétés fermées ont aussi connu des difficultés en 2022-2023, mais les prévisions pour 2024 et au-delà sont beaucoup plus positives. En revanche, le marché des infrastructures a enregistré des résultats remarquables en 2023 et semble bien positionné pour l’avenir. Les infrastructures sont de plus en plus considérées comme essentielles pour soutenir les projets d’énergie propre et réduire la dépendance aux actifs à forte intensité carbone, dans le cadre des efforts mondiaux pour faire face au risque climatique. La réussite de la transition énergétique demandera de nouvelles infrastructures, basées sur des sources d’énergie renouvelable, partout dans le monde.

Le défi de la boule de cristal

Il n’est pas facile de prévoir les rendements. Par exemple, un sondage mené par Horizon Actuarial Services auprès de gestionnaires et de consultants en placement américains a révélé qu’ils avaient considérablement sous-estimé la vigueur du marché boursier américain pour la période de 10 ans terminée le 31 décembre 2022, et qu’au contraire, ils avaient surestimé les rendements plus faibles des marchés émergents. Les prévisions de rendement annualisé moyen des actions américaines s’élevaient à 5,9 %, alors que leur rendement réel a été de 12,6 %. Quant aux actions des marchés émergents, leur rendement prévu était de 7,5 %, mais elles n’ont affiché un rendement que de 1,8 % (tous les rendements sont en dollars américains).

Il y a toutefois une corrélation historique entre les taux de rendement et les perspectives de rendement des marchés boursiers. La figure 2 illustre la distribution des rendements historiques sur 10 ans de l’indice S&P 500. Les barres vertes représentent les moments où les taux des obligations du gouvernement américain à 10 ans étaient inférieurs à 3,5 % au début de la période de 10 ans, tandis que les barres dorées indiquent les rendements lorsque les taux initiaux étaient entre 3,5 % et 5 %. Par exemple, lorsque les taux étaient inférieurs à 3,5 %, environ 20 % des rendements se situaient autour de 17,5 %. Le rendement annualisé moyen global de l’indice S&P 500 lorsque les taux étaient inférieurs à 3,5 % était de 10,8 %. À l’inverse, lorsque les taux étaient plus élevés, comme tels de la fin de 2023, le rendement annualisé moyen de l’indice était de 6,7 %.

Figure 2 : Rendements des actions américaines selon le niveau des taux des titres à revenu fixe

Rendements annualisés des actions sur 10 ans

Source : Groupe financier Connor, Clark & Lunn.

Malgré la récente baisse des taux, les prévisions de rendement à long terme des titres à revenu fixe demeurent plus élevées que ce que nous avons observé depuis un certain temps. Le niveau des taux au moment de la rédaction du présent article indique également la possibilité d’une baisse des rendements boursiers à long terme par rapport aux hautes performances antérieures.

En ce qui concerne les marchés privés, il est difficile d’établir des généralités, car les perspectives dépendent fortement de la stratégie de placement spécifique. Il est donc important de communiquer avec vos gestionnaires de marché privé pour comprendre leurs prévisions de rendement et évaluer le risque de contraintes de liquidité, telles que celles récemment observées dans certaines stratégies d’immobilier commercial.

Sur d’autres marchés privés, comme celui de la dette privée, le contexte actuel a probablement favorisé le potentiel de rendement relatif, ce qui pourrait susciter un intérêt accru de la part de tous les types d’investisseurs. Comme nous l’avons mentionné plus tôt, l’accent mis sur la transition énergétique pour faire face au risque climatique devrait stimuler l’intérêt pour les stratégies d’infrastructures énergétiques spécialisées. Les conditions sont également réunies aujourd’hui pour envisager des actifs plus liquides et à rendement plus élevé, comme les prêts hypothécaires commerciaux, qui peuvent profiter de la hausse actuelle des taux.

2024 : Garder le cap en période d’incertitude

Au moment d’examiner les résultats de 2023, votre comité accueillera probablement avec soulagement les solides rendements totaux positifs du portefeuille. Le quatrième trimestre a rappelé aux régimes de retraite à PD envisageant une stratégie de réduction du risque que l’occasion de tirer parti d’une situation financière plus saine ne durerait pas indéfiniment et que sous certains scénarios, la baisse des taux de rendement (et une augmentation subséquente du passif) pourrait l’emporter.

Le marché ayant enregistré les meilleures performances en 2023 a été celui des actions américaines à grande capitalisation, qui a profité de l’enthousiasme suscité par l’IA. Même si les répercussions positives de l’innovation technologique pourraient durer, cela se jouera dans un contexte économique, social et politique difficile, avec des incertitudes connexes. Les risques géopolitiques, y compris les élections américaines, les conflits au Moyen-Orient et en Europe, et la rivalité sino-américaine, pourraient avoir des répercussions importantes sur les perspectives à court terme des marchés en 2024.

Eu égard aux diverses dynamiques soulignées, assurez-vous que la question de savoir si votre profil risque-rendement est en phase avec vos objectifs soit bien abordée lors des réunions du comité.

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Fonds Connor, Clark & Lunn inc. (Fonds CC&L) est heureux d’annoncer le récent lancement d’une version admissible au prospectus du portefeuille concentré d’actions internationales NS Partners, qui est maintenant offert aux investisseurs canadiens. Le Fonds concentré d’actions internationales NS Partners est fondé sur un portefeuille semblable, auparavant offert uniquement aux investisseurs institutionnels et internes.

Le Fonds cherche à procurer aux investisseurs une plus-value du capital à long terme en investissant dans un portefeuille composé principalement d’actions autres que nord-américaines, dont jusqu’à 20 % dans les marchés émergents.

Pour gérer le fonds, Fonds CC&L a retenu les services de NS Partners Ltd (NS Partners), un gestionnaire établi à Londres, au Royaume-Uni, qui compte plus de 30 ans d’expérience dans la gestion de portefeuilles d’actions internationales, y compris des marchés développés et émergents. NS Partners combine un cadre ascendant de qualité et de croissance pour examiner les sociétés au moyen d’une analyse descendante unique de la liquidité à l’échelle mondiale afin de repérer les régions, les pays et les secteurs qui devraient enregistrer des rendements supérieurs ou inférieurs, ainsi que pour déterminer s’il y a lieu de positionner le portefeuille en fonction d’un appétit ou d’une aversion pour le risque.

« Pour les investisseurs dans des portefeuilles d’actions mondiales à grande capitalisation, il existe des arguments convaincants en faveur d’une pondération distincte des actions internationales, compte tenu des problèmes de valorisation et de concentration sur le marché des actions américaines à grande capitalisation et des difficultés liées à la vigueur du dollar américain. En présentant notre portefeuille concentré d’actions internationales de NS Partners sous forme de fonds, nous pouvons offrir une solution attrayante aux investisseurs individuels, gérée par une équipe de placement de calibre institutionnel qui a fait ses preuves et qui adopte une approche différenciée », a déclaré Tim Elliott, président et chef de la direction de Fonds CC&L.

« Nous sommes ravis que notre portefeuille concentré d’actions internationales soit accessible à un plus grand nombre d’investisseurs canadiens. Grâce à notre processus éprouvé, à notre solide feuille de route en matière de placements institutionnels et à notre équipe de placement talentueuse et dévouée, nous croyons que ce portefeuille offrira une solution intéressante aux personnes qui cherchent une croissance à long terme sur les marchés boursiers internationaux. » a déclaré Tim Bray, président et chef des placements de NS Partners.

Fonds CC&L et NS Partners sont des sociétés affiliées du Groupe financier Connor, Clark and Lunn (« CC&L »), dont la structure à multiples sociétés affiliées réunit les talents d’équipes de placement diversifiées qui offrent une vaste gamme de solutions de placement traditionnelles et non traditionnelles. CC&L est l’un des plus importants gestionnaires de placements indépendants au Canada; il gère plus de 104 milliards de dollars d’actifs pour le compte d’investisseurs institutionnels et particuliers.

À propos du fonds

Offert en parts de série A et de série F, le fonds est conforme au cadre réglementaire des fonds communs de placement conventionnels offerts par prospectus simplifié. Les parts du fonds seront vendues par l’intermédiaire de courtiers en placement titulaires d’un permis; leur prix est évalué quotidiennement et elles pourront être rachetées quotidiennement. Le fonds est offert au moyen de FundServ.

À propos de Fonds Connor, Clark & Lunn Inc.

Fonds Connor, Clark & Lunn Inc. (les Fonds CC&L) noue des partenariats avec des institutions financières canadiennes de premier plan et leurs conseillers en placement afin d’offrir des stratégies de placements institutionnelles uniques à des investisseurs particuliers, grâce à une gamme de fonds, de placements alternatifs liquides et de comptes en gestion distincte choisis avec soin.

En limitant sa gamme à un groupe de solutions de placement en particulier, Fonds CC&L est en mesure d’offrir des stratégies uniques conçues pour améliorer les portefeuilles traditionnels des investisseurs. Pour de plus amples renseignements, consultez le site www.cclfundsinc.com.

À propos de NS Partners Ltd

NS Partners Ltd est une société de gestion de placements indépendante qui se spécialise dans la gestion active de portefeuilles d’actions mondiales pour le compte de grandes entreprises, de caisses de retraite, de fondations, de fonds de dotation et de fonds souverains. NS Partners Ltd est membre du Groupe financier Connor, Clark & Lunn, une société de gestion de placements dotée d’une structure multientreprise. Pour obtenir de plus amples renseignements, consultez le site www.ns-partners.co.uk.

À propos du Groupe financier Connor, Clark & Lunn Ltée.

Le Groupe financier Connor, Clark & Lunn Ltée (Groupe financier CC&L) est une société de gestion d’actifs indépendante à multiples sociétés affiliées qui offre une vaste gamme de solutions de gestion de placements traditionnelles et non traditionnelles aux investisseurs institutionnels et individuels. Le Groupe financier CC&L procure une envergure et une expertise considérables qui permettent d’assumer des fonctions administratives qui ne sont pas liées aux placements tout en laissant les gestionnaires de placement se concentrer sur ce qu’ils font le mieux grâce à la centralisation des activités liées aux opérations et à la distribution. Les sociétés affiliées du Groupe financier CC&L gèrent un actif de plus de 104 milliards de dollars. Pour obtenir de plus amples renseignements, consultez le site www.cclgroup.com.

Personne-ressource

Lisa Wilson
Directrice, Produits et service à la clientèle
Fonds Connor, Clark & Lunn Inc.
416-864-3120
[email protected]

Blocs montrant la transition de l’année 2022 à 2023

Les turbulences du marché au cours des dernières années ont culminé avec un important repli des actions cotées et des titres à revenu fixe en 2022. Cependant, le chemin parcouru a permis de tirer des enseignements et des leçons utiles, notamment des expériences vécues au plus fort de la pandémie en 2020. Cet article examine dans quelle mesure les investisseurs ont tenu compte des signaux d’alarme ou s’ils ont été désensibilisés aux risques qui en découlaient.

David Hillson, consultant international en gestion du risque, définit le risque comme des « incertitudes importantes ». Autrement dit, lorsqu’on examine les diverses incertitudes liées aux placements, l’essentiel est de comprendre à quel point les conséquences pourraient être importantes si les choses ne se déroulent pas comme prévu. L’évaluation et l’acceptation du risque varient d’un investisseur à l’autre. Cela s’explique par le fait que différents investisseurs ont différents niveaux d’appétit pour le risque et de tolérance au risque.

Selon la définition d’Hillson, les conséquences pratiques pour les investisseurs consistent à hiérarchiser les risques au moment de décider comment y réagir. Par exemple, si un risque donné a une faible incidence et une faible probabilité, vous pouvez choisir de l’accepter. Toutefois, pour les risques importants et dont la probabilité est plus élevée, vous voudrez agir. Cela peut comprendre le contrôle de l’exposition au risque au moyen d’une meilleure diversification du portefeuille ou l’élimination complète du risque, si possible.

Enseignements tirés de la pandémie

Dans le contexte récent des marchés, la pandémie a fait ressortir des enseignements et des signaux d’alarme, dont les suivants :

  • Une concentration accrue des marchés boursiers, en particulier des sociétés technologiques;
  • Un risque accru de hausse des taux d’intérêt et un potentiel de rendements négatifs des titres à revenu fixe;
  • Des gouvernements du monde entier travaillant ensemble pour gérer des enjeux mondiaux importants.

Concentration des marchés boursiers

Il n’y a eu aucune surprise lorsque les marchés boursiers ont reculé en réaction à la propagation de la pandémie au premier trimestre de 2020, car les investisseurs ont réagi aux répercussions sur l’économie et au sort de certaines sociétés, en particulier celles du secteur des voyages et du tourisme, alors que le monde amorçait diverses étapes du confinement. Toutefois, la rapidité de la reprise a surpris la plupart des investisseurs.

Soutenus par des mesures d’assouplissement quantitatif exhaustives, les marchés boursiers se sont fortement redressés et plusieurs ont enregistré des rendements positifs importants pour l’année civile 2020. Parmi les actions les plus performantes à l’échelle mondiale en 2020, mentionnons celles des sociétés technologiques, qui ont profité de la dépendance accrue au commerce électronique durant la pandémie. Toutefois, cette solide performance a également entraîné une concentration accrue des principaux indices boursiers. Par exemple, Apple, Microsoft, Amazon, Facebook et Alphabet Inc. ont représenté plus de 20 % de l’indice S&P 500 à la fin de 2020. Ce rendement impressionnant a également désensibilisé les investisseurs au risque de concentration.

Les actions américaines sont généralement la composante la plus importante des portefeuilles de la plupart des investisseurs, de sorte que la concentration accrue a suggéré qu’une révision de la construction globale du portefeuille d’actions était appropriée. Pour ceux qui privilégient les marchés boursiers développés mondiaux à grande capitalisation, où les États-Unis dominent la capitalisation boursière globale, les considérations potentielles comprennent l’ajout de placements dans les actions mondiales à petite capitalisation et les actions des marchés émergents.

Toutefois, la diversification de la répartition globale des actions pour réduire le risque propre aux actions américaines n’a pas réglé le problème de la préférence pour les technologies de l’information, car les titres technologiques à l’échelle mondiale ont grandement profité de la dépendance au commerce électronique durant la pandémie. Par conséquent, une évaluation de la préférence générale pour le style de gestion des actions était également de mise. Par exemple, les gestionnaires axés sur la valeur sont moins enclins à investir dans des titres technologiques, ce qui offre une source de diversification sectorielle.

La réduction de toute préférence pour les titres technologiques et de croissance en général aurait été un avantage en 2022, puisque ceux-ci ont été les plus touchés au cours de l’année civile. Les hauts et les bas de certains titres et secteurs soulignent l’importance de disposer d’un processus formel d’évaluation du risque pour discuter des incertitudes qui se présentent et les traiter, comme le risque de concentration.

Risque lié à la hausse des taux d’intérêt

Les taux des titres à revenu fixe sont en baisse depuis des décennies, période au cours de laquelle les gouvernements et les sociétés ont profité de l’occasion pour prolonger considérablement l’échéance de leurs obligations lorsqu’ils effectuaient de nouvelles émissions. Ce faisant, ils ont contribué à une sensibilité accrue aux variations des taux d’intérêt (durée) pour les indices de titres à revenu fixe, comme l’indice des obligations universelles FTSE Canada, et au risque associé de faibles taux de rendement combiné à une durée élevée dans un contexte de hausse des taux. Pendant des années, les « experts » ont prédit une hausse des taux d’intérêt qui n’a pas eu lieu, ce qui a incité les investisseurs à baisser la garde à l’égard du risque qui en a découlé.

De plus, l’expérience du marché des titres à revenu fixe durant la pandémie a simplement alimenté la désensibilisation des investisseurs. En période de tensions sur les marchés boursiers, un portefeuille de titres à revenu fixe de qualité assorti d’une durée élevée peut constituer une importante source de diversification en raison de la demande accrue d’actifs « refuges » et de la baisse des taux. Ceci a d’ailleurs permis aux marchés des titres à revenu fixe de dégager des rendements positifs lorsque les marchés boursiers subissaient d’importants replis. La nature défensive des titres à revenu fixe s’est concrétisée en 2020, car l’indice des obligations universelles FTSE Canada a inscrit un rendement de 8,7 % pour l’année, malgré le faible taux de rendement en vigueur.

Toutefois, le risque associé à la faiblesse des taux et à une durée élevée dans un contexte de hausse des taux d’intérêt s’est manifesté avec force en 2022, car l’indice obligataire universel FTSE Canada a reculé de plus de 11 % et l’indice obligataire global à long terme FTSE Canada, de plus de 21 % pour l’année civile.

Les mesures prises par les investisseurs qui ont un objectif de rendement absolu et qui ont tenu compte des signaux d’alarme relatifs aux faibles rendements et à la durée élevée comprennent les suivantes :

  • Adopter des stratégies de titres à revenu fixe axées sur la préservation du capital et moins sensibles aux taux d’intérêt;
  • Assouplir les contraintes imposées aux gestionnaires de titres à revenu fixe dans le but de générer une plus grande valeur ajoutée par rapport à celle des stratégies de titres à revenu fixe traditionnelles;
  • Augmenter le taux de rendement au moyen d’autres actifs à revenu fixe, comme les prêts hypothécaires commerciaux;
  • Investir dans des actifs à revenu non fixe à rendement plus élevé, comme les infrastructures directes et les biens immobiliers commerciaux.

La situation est différente pour les investisseurs qui ont des objectifs liés au passif, comme les régimes de retraite à prestations déterminées, où, dans de nombreux cas, malgré les rendements négatifs des actifs des régimes de retraite en 2022, la diminution du passif a été plus importante, ce qui a amélioré la capitalisation. Or, pour les régimes qui ont recours à l’effet de levier dans leur portefeuille de titres à revenu fixe pour accroître la couverture du passif, l’expérience du marché en 2022 peut avoir détérioré la capitalisation.

En raison de la dynamique de l’actif et du passif des régimes de retraite à prestations déterminées, les prochaines évaluations du risque et les discussions connexes porteront probablement sur la question de savoir si l’expérience de 2022 a créé une occasion de tirer parti d’une amélioration de la capitalisation. Par exemple, lorsque l’objectif est de gérer la volatilité associée à la capitalisation, l’augmentation de la pondération des titres à revenu fixe pourrait constituer un facteur de gestion du risque.

Des gouvernements qui travaillent ensemble

La pandémie a montré que les gouvernements du monde entier peuvent travailler ensemble pour s’attaquer à d’importants enjeux mondiaux et a créé des attentes à l’égard d’une meilleure coordination de l’investissement responsable en général, et plus particulièrement du risque climatique.

La guerre actuelle en Ukraine et son incidence sur l’offre et les prix de l’énergie ont fait en sorte que les marchés fortement axés sur les ressources, comme le Canada, ont profité de la hausse de la pondération du secteur de l’énergie, ce qui a contribué à limiter l’ampleur des replis des marchés en 2022 par rapport aux marchés moins exposés aux ressources. La situation a également mis en évidence les défis que représente l’adoption d’une position sans placement dans les combustibles fossiles au sein d’un portefeuille au cours d’une période où l’énergie était le secteur boursier le plus performant.

Néanmoins, il est essentiel que les gouvernements et les propriétaires d’actifs ne soient pas insensibles à l’importance et à l’urgence d’une transition vers des énergies renouvelables et plus propres, simplement en raison de la récente expérience de rendement des placements. Même si le monde reste fortement tributaire des sources d’énergie traditionnelles et qu’il y a encore beaucoup de chemin à faire pour réduire notre empreinte carbone, une transition continue et ordonnée vers des énergies plus propres est essentielle pour gérer l’impact du risque climatique.

Perspectives

Les turbulences des dernières années ont contribué à désensibiliser les investisseurs aux risques qui en découlent. La gestion du risque ne doit pas seulement reposer sur une modélisation complexe; elle peut prendre différentes formes, y compris une discussion simple entre les fiduciaires ou les membres du comité, en s’appuyant sur les points de vue des gestionnaires de placement et des consultants, et en peaufinant la stratégie d’actif et la diversification du portefeuille. Au début de 2023, prenez le temps d’examiner soigneusement votre portefeuille afin de déterminer toute incertitude susceptible d’accroître le risque de ne pas atteindre vos objectifs.

In typical fashion, markets have reflected opposing sentiments – uncertainty and optimism. On the one hand, the worry associated with the pandemic and on the other, optimism fueled by a resurgence in activity and strong government support. Our portfolio management and asset allocation teams have been busy, first and foremost, protecting capital during the market decline and then shifting positioning to benefit from the recovery. As we look forward here are some areas of opportunity we see as we manage client capital through a challenging time. 

Revisiting equity exposure for a changing environment

Some investors might conclude that mega-cap stocks in Canada and US are the only place to be. Companies like Shopify, Facebook, Amazon, Microsoft, Apple and Google had very strong returns and our portfolios benefited from owning them. However, the recovery in stocks has broadened beyond these names. For example, in late 2020 we saw a resurgence in companies that were hurt most from lockdowns. With new vaccines these companies got a new lease on life. Throughout the year our teams took profits by selling some of the mega-cap stocks and buying companies likely to benefit from a post-vaccine world. This includes buying leaders in the travel and leisure industry. This may be hard to imagine at this point of COVID fatigue, but remember markets are always looking forward.

Late last year investors also began to favour areas that are more cyclical like value stocks, small-cap and emerging markets. These areas of the market were laggards earlier last year and have now risen above the pack. We were positioned for this shift in leadership by having a strategic allocation to value stocks and tactically buying small-cap and emerging earlier in the year. Today we are overweight equities in client portfolios with a bias to global small-cap companies. We believe we will benefit from a strong earnings recovery as more businesses reopen and stimulus remains a strong tailwind. We have also continued to increase our weight in emerging markets companies and recently launched a frontier equities strategy. As we look longer-term we believe these asset classes will be important sources of return in portfolios. 

Bond investing in the wake of a pandemic

Our positioning in bond portfolios also reflects that the worst appears to be over. Yet we are not in the clear and safety is important in a bond portfolio. The challenge, however, is that the tradeoff for safety is low yields. Current yields remain lower than they were before the pandemic and central banks are inclined to keep them low. Our bond portfolios are positioned to improve yield by investing in high quality corporate and provincial bonds. We also believe that government stimulus will result in rising inflation expectations. This has led us to own real return bonds which will benefit from this trend. Finally, we have positioned the portfolio to benefit if the recovery stalls and bond yields fall. This is a prudent offset to other positioning and helps protect capital should the economic recovery falter. 

As we look to strike a balance between safety and income, we have also been adding to high yield bonds that carry a much higher yield. The focus here is on strong credit research to avoid companies that may not be resilient if economic recovery stalls. 

Fertile ground for alternatives

Private market alternatives have been an attractive addition to portfolios for some time. These assets can be generally characterized as having strong returns, coming mostly from income and relatively low volatility. This combined with added diversification makes private market alternatives appealing on a long-term basis. The tradeoff for accessing these characteristics is reduced liquidity and the time it takes to deploy capital into new assets. Recently, however, we have been able to put more client assets to work in these strategies. Within our infrastructure portfolio we completed the purchase of four operating wind assets and one construction-stage solar project in the US. These assets have strong expected returns and benefit from fixed price contracts for the energy produced. Not to mention this now brings our renewable power generation to 1.4 gigawatts, enough energy to power more than 320,000 homes.  

Within our direct real estate portfolio we have completed our first purchase in the residential apartment sector. Historically residential has generated more stable returns and income compared to other property types like retail and office. We expect our allocation to this property type will increase.

Our positioning

The bumpy road to long-term performance

Building wealth for the future requires discipline, thorough research and a process for managing risk. The opportunities that are most attractive today are assets that can benefit the most from the economic recovery. Yet we also need to recognize that the road to recovery from here will be bumpier than what we’ve experienced so far. To manage this risk we continue to be broadly diversified while tactically tilting the portfolio to the areas of the market with the greatest opportunity. 

This post is for information only and is not intended as investment advice. The views expressed are those of the author at the time of publication and are subject to change at any time.