Des hommes d'affaires travaillant au bureau.

Depuis des décennies, le processus de répartition stratégique de l’actif fournit aux investisseurs institutionnels un cadre de gestion de portefeuille structuré et axé sur les indices de référence. Cette approche, fondée sur la recherche universitaire et la théorie moderne des portefeuilles, a aidé d’innombrables conseils d’administration et comités de placement à aller au-delà de la répartition classique 60 % actions/40 % titres à revenu fixe en faveur d’une composition plus diversifiée.

À l’heure où le monde des placements change, certains des plus grands investisseurs du monde en sont à transformer leurs processus, au profit d’une approche de portefeuille global novatrice qui considère le portefeuille comme une entité unique et dynamique plutôt que comme un ensemble de catégories d’actifs distinctes. Le présent article explore l’évolution des stratégies de composition de l’actif, les avantages et les limites de la répartition stratégique de l’actif, ainsi que les promesses et les défis de l’approche de portefeuille global.

L’évolution des stratégies de répartition de l’actif

La répartition de l’actif des investisseurs institutionnels a connu d’importants changements au fil des ans. Le modèle classique 60/40 a dominé pendant des décennies, jusqu’à ce que David Swensen et Dean Takahashi de l’université Yale opèrent une réorientation vers les placements non traditionnels à la fin des années 1980 et au début des années 1990. En ouvrant la porte au capital-investissement, aux fonds de couverture, à l’immobilier et aux ressources naturelles, ils ont révolutionné la répartition de l’actif et diversifié les portefeuilles au-delà des frontières traditionnelles.

Alors que d’autres institutions sont passées au-delà de la répartition 60/40, le cadre de la répartition stratégique de l’actif est devenu un outil essentiel pour orienter les cibles de répartition de l’actif à long terme, en fonction des objectifs de placement, de la tolérance au risque, des besoins de liquidité et de l’horizon de placement.

Les avancées technologiques et le plus grand accès aux données sont en train de modifier le fonctionnement des marchés financiers et la gestion de portefeuille. Les investisseurs peuvent maintenant mieux comprendre l’incidence de leurs décisions, ce qui permet de gérer les portefeuilles de façon plus dynamique et éclairée – et l’approche de portefeuille global en est le plus récent développement. Elle présente de précieux concepts à tous les investisseurs, même si elle demeure la spécialité des plus grandes institutions mondiales.

L’attrait durable de la répartition stratégique de l’actif

Le processus de répartition stratégique de l’actif est intuitif et constitue une méthode quantitative rigoureuse pour établir la composition de l’actif. Son attrait durable réside dans son accessibilité, où tout investisseur, quelle que soit sa taille, peut l’utiliser. Essentiellement, le processus de répartition stratégique de l’actif vise à accroître la diversification, ce qui peut réduire le risque sans sacrifier les rendements cibles, ou à générer des rendements plus élevés tout en maintenant le risque sous contrôle.

Les premières étapes du processus sont la définition des objectifs de placement, l’horizon de placement, la tolérance au risque et les besoins de liquidités. À partir de ces mesures, les investisseurs analysent le rendement et la volatilité attendus pour déterminer les répartitions potentielles, mais en accordant une priorité générale aux rendements relatifs. La décision finale en matière de répartition de l’actif dépend souvent des catégories d’actif avec lesquelles un conseil d’administration ou un comité de placement est le plus à l’aise.

Une fois les catégories d’actif sélectionnées, la répartition est raffinée. À cette étape, de nouvelles catégories d’actif ou d’autres gestionnaires de placement peuvent être ajoutés au portefeuille. La répartition des catégories d’actif et des gestionnaires peut également être modifiée. Le portefeuille est surveillé en regard de ses objectifs et de ses indices de référence. Il fait donc l’objet d’une vigilance soutenue et est ajusté à mesure qu’évoluent les conditions du marché.

Limites et décalages de la répartition stratégique de l’actif

Même si le cadre de la répartition stratégique de l’actif a résisté à l’épreuve du temps, il n’est pas sans failles. L’une des critiques les plus fréquentes à l’égard de cette approche est le décalage entre la conception de la répartition de l’actif et la sélection des titres par les gestionnaires. Des inefficiences peuvent survenir lorsque ces étapes sont gérées séparément, ce qui réduit les avantages de la diversification. Cette séparation peut également faire en sorte que le profil risque-rendement du portefeuille s’écarte du profil prévu, surtout lorsque l’accent est mis sur le rendement passé lors de la sélection des gestionnaires et l’on fait abstraction du risque.

L’ajout de nouvelles catégories d’actif et de gestionnaires de placement exige habituellement un examen officiel, ce qui ralentit la capacité de réagir à l’évolution des conditions du marché. Les hypothèses relatives aux marchés financiers à long terme guident les décisions de répartition stratégique de l’actif, mais leur fiabilité n’est pas garantie. Selon certaines études, les prévisions de rendement sont souvent inexactes, alors que les prévisions de risque ont tendance à être plus conformes aux résultats réels. Cela donne à penser qu’il peut être plus sage de mettre l’accent sur la gestion du risque plutôt que sur la quête de rendements.

Qu’est-ce qu’une approche de portefeuille global?

Contrairement au modèle de répartition stratégique de l’actif traditionnel, dans le cadre duquel les catégories d’actif sont gérées en vase clos, l’approche de portefeuille global considère le portefeuille comme un ensemble unifié. Chaque décision de placement est évaluée en fonction de son incidence sur le risque et le rendement du portefeuille dans leur ensemble, et une attention particulière est prêtée au risque. Cette approche globale et souple tire parti de l’expertise en matière d’actifs de différentes équipes et permet à ces dernières de réagir rapidement à l’évolution de la dynamique des marchés.

Toutefois, l’adoption d’une approche de portefeuille global n’est pas simplement un changement de processus de placement; il s’agit d’une transformation culturelle. Les organisations doivent aller au-delà de la gestion cloisonnée des catégories d’actif pour adopter un modèle de portefeuille unifié. Cette transformation nécessite des changements audacieux sur le plan de la culture et de la gouvernance. Les conseils d’administration et les comités de placement doivent déléguer une plus grande part de leur pouvoir décisionnel et donner davantage de libertés aux chefs des placements et aux équipes de placement internes. Dans le cadre de l’approche de portefeuille global, la collaboration entre les spécialistes et l’harmonisation des incitatifs sont essentielles au succès du portefeuille dans son ensemble.

Qui mène le bal?

L’approche de portefeuille global a d’abord été adoptée par les plus grands investisseurs du monde, comme l’Australian Future Fund, Investissements RPC au Canada, le New Zealand Superannuation Fund et GIC, le fonds d’investissement souverain de Singapour. Ces institutions ont l’envergure nécessaire pour intégrer des équipes de placement et créer les environnements de collaboration nécessaires à la mise en œuvre d’une approche de portefeuille global. La philosophie de l’approche de portefeuille global a commencé à prendre forme officiellement vers 2006. Ses origines remontent toutefois plus loin, notamment au début des années 1990 lorsque Bob Hamje, chef des placements de TRW, a délaissé les mandats individuels au profit du rendement total des portefeuilles, récompensant ainsi les gestionnaires pour leur collaboration et leur succès global.

Répartition stratégique de l’actif et approche de portefeuille global : perspective comparative

Le tableau ci-dessous présente les principales différences entre la répartition stratégique de l’actif et l’approche de portefeuille global :

Caractéristique Répartition stratégique de l’actif (RSA) Approche axée sur le « portefeuille total » (APT)
Rendement évalué par rapport à : Indices de référence des catégories d’actif Objectifs du fonds et portefeuille de référence
Le succès est mesuré comme suit : Valeur ajoutée relative Rendement total du fonds
Les occasions de placement sont définies comme suit : Catégories d’actif Contribution au rendement total du portefeuille
Diversification obtenue grâce à : Catégories d’actif Facteurs de risque
Répartition de l’actif déterminée par : Processus axé sur le conseil d’administration Processus axé sur le chef des placements
Portefeuille mis en œuvre par : Plusieurs équipes, qui se disputent des capitaux Une équipe qui collabore entre les différentes stratégies

Source : Thinking Ahead Institute

Le passage de la répartition stratégique de l’actif à l’approche de portefeuille global représente une transformation importante. Dans le cadre de la répartition stratégique de l’actif, le succès est déterminé en fonction du rendement obtenu par rapport à un indice de référence global, qui correspond à la moyenne pondérée des indices de référence de chaque catégorie d’actif. En revanche, l’approche de portefeuille global mesure le succès par rapport aux objectifs du fonds, habituellement en fonction d’un portefeuille de référence.

Pour ce qui est de la répartition stratégique de l’actif, chaque catégorie d’actif est choisie en fonction de son rôle dans l’atteinte des objectifs en matière de rendement, de risque, de diversification et de liquidité. En ce qui concerne l’approche de portefeuille global, on tente avant tout de saisir la façon dont chaque occasion de placement contribue au résultat global du portefeuille. De plus, les facteurs et les primes de risque guident à la fois la manière dont est élaborée la stratégie et sont déterminés les résultats. Cette approche permet d’effectuer des simulations de crise plus robustes dans différents régimes macroéconomiques, ce qui permet de mieux cerner la résilience d’un portefeuille.

Le changement le plus important lié à l’approche de portefeuille global est probablement celui apporté à la culture et à la gouvernance. Le processus décisionnel n’est plus principalement du ressort du conseil d’administration, mais plutôt du chef des placements et de l’équipe de placement, ce qui favorise la collaboration et la responsabilité à l’égard des résultats globaux du portefeuille.

Les défis de l’approche de portefeuille global

Bien que l’attrait de l’approche de portefeuille global soit évident, la mise en œuvre de cette stratégie peut être difficile. Les défis ne sont pas seulement de nature technique, mais ils ont aussi trait à la culture et à la gouvernance. L’approche de portefeuille global confère au chef des placements un plus grand pouvoir discrétionnaire en matière de placement, ce qui ouvre la voie à une gestion de portefeuille plus dynamique. De nombreux fonds qui adoptent l’approche de portefeuille global utilisent, en guise de référence supplémentaire, un portefeuille généralement composé d’actions et de titres à revenu fixe. Cette méthode peut toutefois donner lieu à un raisonnement erroné et à des préoccupations mal fondées si le portefeuille plus diversifié qui se fonde sur l’approche de portefeuille global est devancé par le portefeuille de référence à court terme.
L’approche de portefeuille global exige également d’importants investissements dans les données et les infrastructures aux fins de l’analyse du risque, ce qui complique la tâche des petits fonds. De plus, l’évaluation de l’apport des gestionnaires individuels devient plus nuancée. Dans le cadre de l’approche de portefeuille global, le succès est mesuré en fonction de l’incidence sur les résultats globaux du portefeuille plutôt que par rapport aux indices de référence des catégories d’actif. Il est donc plus difficile d’évaluer l’apport de chaque personne ou de chaque équipe.

Leçons pratiques pour tous les investisseurs

L’approche de portefeuille global complète est hors de la portée de la plupart des investisseurs, mais certains de ses aspects peuvent renforcer la prise de décisions et améliorer les résultats, notamment :

  • La reformulation des objectifs pour mettre l’accent sur les résultats globaux du portefeuille et accorder moins d’importance aux rendements relatifs;
  • Une plus grande souplesse en matière de placement grâce à la formation sur la gouvernance, en vue de faire appel au conseil au début du processus d’examen afin qu’il soit à l’aise avec un plus vaste éventail de placements;
  • L’accent mis sur les prévisions relatives au risque plutôt qu’au rendement, car les données donnent à penser que les prévisions de risque ont tendance à être plus fiables que les prévisions de rendement;
  • L’amélioration du processus de mise en œuvre au moyen de portefeuilles complémentaires afin que le portefeuille global garde le cap sur ses objectifs à long terme.

Conclusion

Même si l’approche de portefeuille global a été adoptée par les fonds de plus grande envergure jusqu’à maintenant, les leçons qu’on peut en tirer sont pertinentes pour tous les investisseurs. L’accent mis sur le risque, l’arrimage aux objectifs à long terme et une gouvernance plus souple ouvrent la voie à une façon plus durable et réactive de gérer les portefeuilles.

Même si les petits investisseurs ne peuvent trouver leur compte dans une approche de portefeuille global complète aujourd’hui, il s’avère très utile d’adopter certains éléments d’une telle stratégie et d’intégrer sa philosophie dans les discussions du conseil d’administration ainsi que les processus de répartition de l’actif au fil du temps.

Une personne sautant d'une falaise abrupte à une autre sous un ciel de coucher de soleil.

Après une bonne année pour les marchés, nous avons amorcé 2024 dans un contexte de risques géopolitiques et d’inflation élevée au premier plan des préoccupations des investisseurs, accompagnés d’une myriade de préoccupations quant à ce qui pourrait mal tourner. Malgré certaines turbulences en cours de route, les marchés ont défié les inquiétudes, les marchés boursiers américains et mondiaux affichant des rendements particulièrement élevés pour 2024. Cette revue examine le rendement des principales catégories d’actif, ainsi que les facteurs à prendre en compte pour 2025 et à long terme.

Actions – les titans technologiques foncent

Une fois de plus, les manchettes sur les rendements boursiers ont été dominées par les titres technologiques américains des sept magnifiques : Alphabet (Google), Amazon, Apple, Meta Platforms, Microsoft, Nvidia et Tesla continuent d’orienter les marchés boursiers américains et mondiaux, grâce à l’exubérance des investisseurs face aux avantages de l’intelligence artificielle. Au cours de la dernière décennie, la capitalisation boursière de ces sept titres a considérablement augmenté, leur représentation dans l’indice S&P 500 ayant plus que triplé par rapport à il y a dix ans (figure 1).

Figure 1 – Croissance des sept magnifiques en pourcentage de l’indice S&P 500

Diagramme à barres montrant la croissance des sept magnifiques en pourcentage de l'indice S&P 500.
Sources : Bloomberg & S&P

Les actions américaines représentent la composante individuelle la plus importante de la plupart des portefeuilles des investisseurs, de sorte qu’avec l’augmentation du niveau de concentration, la gestion du risque de portefeuille devrait demeurer une priorité pour les investisseurs à l’approche de 2025. Cela ne veut pas dire que le secteur américain des technologies de l’information ne continuera pas à bien se comporter, mais 2022 nous a rappelé que les titres technologiques peuvent enregistrer des rendements nettement inférieurs dans des conditions moins favorables. Les sept magnifiques sont passés de près de 27 % de la part de l’indice S&P 500 à la fin de 2021 à 20 % à la fin de 2022.

Dans l’ensemble, les actions produisent de bons rendements

La figure 2 résume les rendements en dollars canadiens de plusieurs grands indices boursiers pour l’année civile 2024.

Figure 2 – Rendements des actions en 2024 (%)
Actions canadiennes Indice composé plafonné S&P/TSX 21,7
Actions américaines Indice S&P 500 36,4
Actions internationales Indice MSCI EAEO (net) 13,2
Actions de marchés émergents Indice MSCI Marchés émergents (net) 17,3
Actions mondiales des pays développés Indice MSCI Monde (net) 29,4
Actions mondiales Indice MSCI Monde tous pays (net) 28,1
Actions mondiales à petite capitalisation Indice MSCI Monde à petite capitalisation (net) 18,0

Sources : Bloomberg, S&P & MSCI

Le marché boursier américain a devancé de loin les autres grands marchés développés et a enregistré un rendement de 22,5 % en 2023. Pour mettre les choses en contexte, la dernière fois que le marché boursier américain a clôturé une deuxième année civile consécutive avec un bond d’au moins 20 % remonte à 1997-1998. La vigueur du marché boursier américain s’est également traduite par une représentation accrue des indices de référence d’actions mondiales, comme l’indice MSCI Monde. Le marché boursier international a été à la traîne des autres grands marchés en 2024, plombé par les rendements plus faibles du Royaume-Uni et de l’Europe, qui ont contrebalancé les rendements supérieurs des actions japonaises. Même si les marchés émergents ont inscrit un rendement de 17,3 % pour l’année, les actions chinoises ont été particulièrement performantes dans la région, progressant de plus de 30 %.

Titres à revenu fixe – effet négatif de la durée

En 2024, les manchettes sur les marchés des titres à revenu fixe étaient axées sur la façon dont les banques centrales mondiales réagiraient à la réduction des taux d’intérêt pour s’attaquer à la hausse de l’inflation. Les conditions économiques ont entraîné plusieurs baisses de taux tout au long de l’année. Toutefois, à divers moments de l’année, les taux des titres à revenu fixe ont rebondi en raison des préoccupations à l’égard du niveau d’inflation. La figure 3 résume les rendements de plusieurs indices de titres à revenu fixe pour l’année civile 2024.

Figure 3 – Rendements des titres à revenu fixe en 2024 (%)
Liquidités Indice des bons du Trésor à 91 jours FTSE Canada 4,9
Obligations universelles Indice des obligations universelles FTSE Canada 4,2
Obligations à long terme Indice des obligations globales à long terme FTSE Canada 1,3
Obligations à rendement élevé Indice Merrill Lynch US High Yield Cash Pay BB 10,5

Source: Bloomberg, S&P, Merrill Lynch & FTSE

Les stratégies à rendement élevé ont mené le bal des rendements des titres à revenu fixe publics par année civile. Malgré la baisse des taux à court terme au cours de l’année, les marchés des liquidités ont inscrit de très bons rendements, l’indice des bons du Trésor à 91 jours FTSE Canada progressant de 4,9 %. Du côté des titres à revenu fixe, les investisseurs, comme les fonds de dotation, les fondations et les fiducies autochtones investissent habituellement dans une combinaison de titres à revenu fixe à court, à moyen et à long terme, comme des stratégies étalonnées sur l’indice des obligations universelles FTSE Canada. L’indice des obligations universelles a enregistré un rendement de 4,2 % pour l’année civile.

Une baisse du rendement à long terme à l’horizon

Le rendement actuel de l’indice des obligations universelles fournit un indicateur raisonnable des rendements attendus à long terme. La figure 4 illustre le rendement des obligations universelles au fil du temps (ligne bleu pâle) ainsi que les rendements réels absolus subséquents sur 10 ans (ligne bleu foncé). Il existe une forte corrélation entre les deux lignes, ce qui donne à penser que le taux de 3,6 % à la fin de 2024 est un indicateur raisonnable du rendement prévu des obligations universelles au cours des 10 prochaines années.

Figure 4 – Rendements des obligations universelles et rendements subséquents sur 10 ans
Graphique linéaire montrant let rendements des obligations universelles et rendements subséquents sur 10 ans.
Sources : Bloomberg & FTSE

Du point de vue du rendement, compte tenu du potentiel de rendement plus faible de l’indice des obligations universelles à long terme, les stratégies à rendement plus élevé, comme les titres de créance à rendement élevé, les titres de créance des marchés émergents, les prêts hypothécaires commerciaux et le crédit privé pourraient susciter un intérêt accru de la part des investisseurs qui cherchent à améliorer les rendements des titres à revenu fixe.

Du point de vue de la gestion du risque, nous nous attendons à un intérêt continu pour les solutions de titres à revenu fixe à rendement absolu. Elles sont conçues pour produire des rendements supérieurs à ceux des liquidités sans être assujettis à la volatilité que les stratégies d’obligations universelles ont connue en 2024 (ainsi qu’au cours des deux années civiles précédentes); elles ne sont pas tributaires d’un niveau de durée de l’indice de référence et des fluctuations connexes aux variations des taux.

La dynamique des régimes à prestations déterminées

La situation est différente pour les régimes de retraite à prestations déterminées (PD) dont les titres à revenu fixe sont davantage axés sur la gestion du risque que sur la production de rendement. Les régimes à PD ont généralement une pondération importante en titres à revenu fixe à long terme pour couvrir le risque de taux d’intérêt associé aux variations de la valeur de leurs passifs. Les facteurs qui déterminent les taux à long terme sont moins influencés par la politique des banques centrales et, en 2024, ont enregistré des rendements beaucoup plus faibles que ceux des liquidités et des obligations universelles, en raison de la légère hausse des taux à long terme au cours de l’année.

L’amélioration importante de la capitalisation des régimes à PD au cours des dernières années a conduit de nombreux régimes à augmenter le niveau de couverture du risque de taux d’intérêt afin de réduire les fluctuations du niveau de financement. Les mesures spécifiques dépendent du type de régime à PD (p. ex., d’entreprise, universitaire ou public), des mesures de passif actuarielles qui dictent l’évaluation du risque, et de facteurs tels que l’ouverture ou la fermeture du régime à de nouveaux participants et l’échéance du régime (p. ex., pourcentage de participants actifs par rapport aux retraités et aux participants bénéficiant de droits différés).

Une autre tendance en matière de gestion du risque qui s’est poursuivie à un rythme élevé en 2024 avec les plans d’entreprise a été la réduction des risques au moyen d’achats de rentes auprès de compagnies d’assurance. De plus en plus appelé « transfert du risque de retraite » (TRR), l’achat de rentes permet à une société de réduire le passif en dollars de son bilan en transférant des actifs et des passifs à la compagnie d’assurance. Selon les estimations, le marché canadien des TRR en 2024 sera supérieur au record de 2023, qui était tout juste inférieur à 8 G$ CA. Le marché des TRR a considérablement évolué depuis qu’il a participé personnellement au premier rachat de rentes modernes par un régime de retraite canadien en 2009. À l’époque, la valeur annuelle du marché des rentes collectives était d’environ 1 G$ CA, la plupart des opérations étant effectuées pour des régimes de retraite qui étaient en liquidation et qui utilisaient des rentes pour régler leurs passifs de prestations de retraite plutôt que comme solution de transfert de risque populaire aujourd’hui.

Des expériences contrastées sur les marchés privés

Au cours des 10 dernières années environ, les marchés privés ont enregistré d’importantes entrées de fonds en provenance des investisseurs institutionnels. Selon PwC, l’actif sous gestion (ASG) mondial devrait atteindre 145 000 milliards de dollars américains en 2025, soit presque le double de près de 84 900 milliards de dollars américains en 2016.1 La même recherche prévoit que les placements non traditionnels dépasseront les 21 000 milliards de dollars américains d’ici 2025, ce qui représente 15 % de l’ASG total.

En ce qui concerne les marchés privés, il est difficile d’établir des généralités, car les rendements et les perspectives dépendent fortement de la stratégie de placement spécifique. Toutefois, les rendements des divers marchés privés ont été contrastés en 2024. Les stratégies de titres de créance privés et d’infrastructures ont produit des rendements convenables. Les infrastructures continuent de susciter l’intérêt des investisseurs en raison de leur rôle essentiel dans les efforts mondiaux visant à gérer le risque climatique au moyen de projets d’énergie propre, comme en témoigne le nombre croissant de stratégies axées sur la transition énergétique. Le crédit privé devrait également jouer un rôle croissant dans le financement des projets de transition énergétique.

L’immobilier commercial et le capital-investissement ont tiré de l’arrière sur les marchés privés, même si la confiance s’améliore. En période de tensions sur les marchés et de baisse des valorisations, il y a aussi des occasions, comme celles offertes par l’immobilier commercial et le lancement de diverses stratégies opportunistes.

Les fonds de couverture sont une option de placement non traditionnel souvent négligée. Il existe de nombreuses stratégies différentes, alors, encore une fois, il est difficile de généraliser. Peu de fonds de couverture auraient été en mesure de suivre le rendement de l’indice S&P 500 en 2024. La combinaison de la hausse des rendements des actions négociées en bourse, de la complexité accrue et des frais de gestion de placement plus élevés associés aux fonds de couverture peut compliquer la tâche de nombreux investisseurs qui cherchent à les intégrer à leur portefeuille. Toutefois, les marchés boursiers ne seront pas toujours aussi vigoureux et les fonds de couverture peuvent offrir une importante diversification de portefeuille dans certains contextes difficiles.

Les investisseurs canadiens ont profité des devises et des matières premières

Le dollar canadien a reculé de plus de 8 % sur 12 mois par rapport au dollar américain, ce qui a contribué à stimuler les rendements boursiers américains pour les investisseurs canadiens non couverts. La figure 5 montre la variation des taux de change depuis 1970 et illustre donc le contexte associé aux fluctuations du dollar canadien par rapport au dollar américain à l’ère moderne. Au cours de la période, le dollar canadien a connu trois baisses importantes. Du sommet au creux, ces replis ont chacun totalisé un peu plus de 30 %. Les deux premières baisses ont duré environ 10 ans, tandis que la plus récente a été la baisse la plus rapide, en raison en partie de l’effondrement brutal des prix du pétrole.

Depuis le dernier creux de 2016, le dollar canadien a continué de fluctuer dans une fourchette relativement étroite, et ce, malgré l’incertitude associée à la pandémie de COVID-19 et les niveaux élevés de l’inflation. Le dollar canadien se situait à 69,53 cents américains à la fin de 2024, se rapprochant ainsi du niveau de 68,68 cents américains pour toucher ce qui était considéré comme le creux de la dernière baisse.

Figure 5 – Historique du taux de change entre le dollar américain et le dollar canadien
Graphique linéaire montrant l'historique des taux de change entre le dollar américain et le dollar canadien.
Source : Bloomberg

Bien qu’il ne s’agisse pas actuellement d’un placement populaire auprès des investisseurs institutionnels, la valeur du bitcoin a considérablement augmenté. Grâce à la baisse des taux, elle a particulièrement progressé après la victoire de Donald Trump aux États-Unis. Le bitcoin a terminé l’année à plus de 90 000 $ US, comparativement à un placement inférieur à 16 000 $ US il y a à peine deux ans, après l’effondrement de l’indice FTX, une bourse de cryptomonnaie.

Les guerres partout dans le monde ont contribué à stimuler la demande pour les placements considérés comme une valeur refuge, comme l’or. De plus, l’or, qui a profité des réductions de taux d’intérêt de la Fed, a dégagé un rendement de 27 % pour l’année. La pondération plus élevée de l’or par rapport aux autres grands marchés boursiers a permis au marché boursier canadien de profiter du rendement élevé de l’or.

Du déjà vu pour 2025?

En ce début de 2025, plusieurs des préoccupations et des incertitudes qui existaient au début de l’an dernier persistent. Un deuxième mandat de M. Trump à la présidence des États-Unis et l’absence de leadership officiel à la barre du Canada pourraient également être des sources de distraction. Malgré les incertitudes au début de 2024, l’expérience a été positive. À l’aube de 2025, il est important de se rappeler que les marchés sont difficiles à prévoir à court terme; les investisseurs ne doivent donc pas négliger l’importance de la gestion du risque de portefeuille, y compris le rééquilibrage rigoureux et la prise en compte de sources supplémentaires de diversification du portefeuille afin d’optimiser le rendement du portefeuille.

1. Rapport de PwC intitulé « Asset & Wealth Management Revolution: Embracing Exponential Change »

Peu importe que vous en ayez conscience ou non, les biais comportementaux et les influences peuvent mener à des réunions de comité et à des résultats inefficaces. Toutefois, le fait de connaître leur incidence peut non seulement contribuer à améliorer le processus décisionnel, mais aussi les rendements du portefeuille. Une combinaison de bons placements et d’un bon comportement est la recette pour obtenir des résultats optimaux.

Les pièges comportementaux peuvent prendre de nombreuses formes, comme le fait de ne pas mesurer pleinement la probabilité d’une occurrence ou d’avoir tendance à ancrer émotionnellement la prise en compte d’autres options à la situation actuelle. Le présent article traite de ces pièges ainsi que d’autres pièges courants.

Pièges

L’un des pièges courants est notre tendance à sous-estimer la probabilité d’une occurrence. Notre évaluation accorde souvent trop de poids aux résultats possibles, alors que nous devrions nous concentrer sur les résultats les plus probables. Un autre piège consiste à ne pas utiliser les enseignements tirés de nos expériences lorsque nous examinons les différentes options. En tirant parti de nos expériences, nous augmentons nos chances de prendre des décisions plus éclairées à l’avenir.

L’ancrage est une technique utilisée par un vendeur d’automobiles lorsque les prix affichés sur les voitures en montre sont beaucoup plus élevés que ce que l’acheteur finit par payer. Le prix affiché « ancre » les négociations pour le vendeur, mais donne à l’acheteur l’impression qu’il a fait une bonne affaire en payant moins que le prix affiché. L’ancrage est l’un des biais qui caractérisent la plupart des comités de placement lorsqu’ils réexaminent la répartition de l’actif. Les changements potentiels sont comparés à la répartition actuelle, ce qui peut rendre difficile, sur le plan émotif, de s’éloigner beaucoup de cette répartition. De plus, un tel attachement émotionnel peut ne pas être optimal pour atteindre les objectifs stratégiques.

La fatigue décisionnelle est un piège que la plupart d’entre nous connaissent, mais dont nous ne sommes pas toujours conscients. Elle survient lorsque le nombre de décisions prises dans une journée épuise notre détermination et que nous reportons des décisions, ou pire, en prenons de mauvaises. L’une des causes de cette fatigue est l’hypoglycémie, qui affecte notre énergie à prendre des décisions.

Quatre ennemis

Dans leur livre « Decisive »[1], Chip et Dan Heath désignent le cadrage serré, le biais de confirmation, l’émotion à court terme et l’excès de confiance comme les « quatre ennemis ». Vous devez prendre une décision, mais à cause d’un cadrage serré, vous passez à côté de certaines options. Le cadrage serré, c’est comme si un projecteur était braqué sur une partie de la scène et que tout ce qui pourrait être important se trouvait dans l’obscurité et n’était donc pas pris en compte.

Lorsque vous analysez différentes options, le biais de confirmation vous amène à collecter des renseignements qui vont dans le même sens que vos convictions. Accorder trop de poids à l’information qui confirme votre point de vue personnel et moins de poids à l’information qui contredit votre point de vue peut conduire à une mauvaise évaluation des risques associés à une décision.

Lorsque vous faites un choix, l’émotion à court terme peut vous pousser à prendre la mauvaise décision. Elle est particulièrement problématique lorsque nous devons prendre des décisions difficiles. Nos sentiments peuvent avoir une incidence défavorable sur la décision, car le cœur l’emporte sur la raison.

En prenant votre décision, vous pouvez avoir un excès de confiance dans le résultat futur. L’excès de confiance est un état d’esprit malheureux qui vous fait croire que vous connaissez l’avenir et qui sous-estime l’incertitude associée aux décisions.

Gérer les biais comportementaux

Les pièges comportementaux ne peuvent pas toujours être évités, mais nous pouvons les gérer.

Figure 1 : Gérer les pièges

Pièges comportementaux Comment les gérer au mieux
Calculer les probabilités Se concentrer sur les résultats probables
Appel à la mémoire Se tenir prêt
Ancrage Être ouvert aux façons de limiter
Fatigue décisionnelle Le plus tôt est le mieux; examiner les points stratégiques en premier, prévoir des pauses et des collations

 

Lors de l’évaluation des options, il est important d’établir la probabilité des résultats et de concentrer vos efforts et votre énergie sur les résultats probables. Lorsqu’il récupère un souvenir, votre cerveau parcourt à nouveau les voies nerveuses créées lors de la formation du souvenir. La récupération d’informations contribue à renforcer notre mémoire, ce qui souligne l’importance de bien se préparer aux réunions pour profiter des expériences et des apprentissages passés.

Être conscient de l’existence de certains biais peut fortement aider à limiter leur influence. En ce qui concerne d’autres biais comme l’ancrage, il est important d’être ouvert aux façons de réduire les influences. Par exemple, lors de votre prochain examen de la répartition de l’actif, le fait de masquer les différentes répartitions peut vous aider à gérer le risque d’un attachement émotionnel à la répartition actuelle.

La meilleure façon de lutter contre la fatigue décisionnelle est de tenir les réunions tôt dans la journée afin d’optimiser la probabilité de prendre de bonnes décisions. S’il est impossible d’éviter d’avoir des réunions tard dans la journée, les premiers points à l’ordre du jour doivent être les plus importants, afin qu’ils soient traités lorsque les niveaux d’énergie sont élevés. Prévoir une collation pour recharger les niveaux d’énergie améliorera aussi le processus décisionnel.

Gérer les quatre ennemis

Ce processus peut permettre d’aborder chacun des quatre ennemis.

Figure 2 : Gérer les quatre ennemis

Quatre ennemis Comment les gérer au mieux
Cadrage serré Élargissez vos options
Biais de confirmation Testez vos hypothèses dans un environnement réel
Émotion à court terme Prenez de la distance
Excès de confiance Préparez-vous à vous tromper

 

Élargir vos options peut mettre au jour des idées auxquelles vous n’aviez peut-être pas pensé et permet d’éviter un cadrage serré. Le concept consiste à éloigner par la pensée les projecteurs de la zone précédemment ciblée afin de découvrir des idées ou des options différentes. Par exemple, si votre comité est aux prises avec un défi particulier, communiquez avec un pair du secteur pour savoir comment il a relevé un défi semblable afin d’élargir votre point de vue.

Une approche à adopter face à un biais de confirmation consiste à tester vos hypothèses dans un environnement réel en demandant à quelqu’un de se faire l’avocat du diable pour instaurer une remise en question et des discussions constructives avant de prendre la décision.

Pour gérer l’émotion à court terme, pensez à mettre une certaine distance entre l’étude des options et la prise de décision. L’outil « 10/10/10 » mis au point par Suzy Welch, auteure spécialisée dans le monde des affaires, est une façon élégante de nous obliger à prendre de la distance lorsque nous évaluons des décisions. Imaginer comment nous nous sentirons dans 10 minutes, dans 10 mois et dans 10 ans peut nous aider à atténuer la portée émotionnelle d’une décision, car plus le délai est long, moins l’effet des influences émotionnelles est important.

En cas d’excès de confiance, vous devriez vous préparer à vous tromper, quel que soit votre degré de confiance. Comprendre que les choses pourraient ne pas se dérouler exactement comme prévu peut donner lieu à une prise de conscience importante lors de l’évaluation des options.

Prendre de meilleures décisions

Siéger à un comité de placement est un rôle qui nécessite de prendre de nombreuses décisions. Si vous ne pouvez pas contrôler le rendement des placements, vous pouvez gérer les effets négatifs potentiels des biais et des autres influences sur les décisions. Vous augmenterez ainsi vos chances d’atteindre vos objectifs à long terme.

1 Heath, Chip, et Dan Heath. Decisive: How to Make Better Choices in Life and Work. New York: Crown Business, 2013. Traduit en français en 2017 sous le titre « Comment faire les bons choix » aux éditions Clés des champs.

 


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Bamboo forest in Kyoto, Japan.

At Global Alpha we are macro aware but don’t make macro calls. Being macro aware helps us evaluate investment opportunities through the lens of a country’s economic indicators, politics and regulatory landscape. It can also be an important risk management tool, especially in emerging markets.

Macro awareness also comes from understanding a country’s policy choices on its path to success or failure. An exceptionally interesting book called “How Asia Works” by Joe Studwell, provides unique insights into why North Asian countries (Japan, Korea, Taiwan and China) have managed to achieve sustained economic growth while South Asian countries (Thailand, Malaysia, Indonesia and the Philippines) seem to have stalled on their way to economic success. The book answers several questions including:

  • Why successful industrial brands like Haier, TSMC and Hyundai emerged from North Asia and not South Asia.
  • How the Philippines went from being twice as rich as Korea to 11 times poorer in half a century.
  • Lessons that other emerging markets can learn from ones that have experienced growth and success.

The last point is particularly useful to our investment process. If there was a common thread (or formula for success) across North Asian economies, it would be the following.

Step 1 – Small gardens beat large ranches (Land reforms)

This is the crucial initial step, yet also the stage at which most countries falter. Achieving sustained economic growth of 7% to 10% over a significant period requires making tough political decisions, such as redistributing land in a peaceful manner. Following WWII, many North Asian economies were poor and had a surplus of labour in rural areas. However, land ownership was concentrated in the hands of a few wealthy and connected landlords.

The key to unlocking growth in this situation was to peacefully redistribute land from these connected landlords to small rural farmers and peasants. This approach is counterintuitive to what neo-classical economists might recommend, which is to establish massive, mechanized farms to maximize profit per acre. Instead, an intensive gardening approach on a small plot can deliver maximum crop yield.

The effect of this type of reform is that it fully employs the abundant labour available in rural areas. Increased agricultural output leads to sharp increases in purchasing power, waves of consumption and the resources to pay for basic manufacturing technology. Another significant effect of this reform was the social and economic mobility that it enabled, which in turn led to the emergence of a new middle class and a new cohort of entrepreneurs. For instance, the founder of Hyundai (Chung Ju Yung) in Korea and the founder of Formosa Plastics (Wang Yung Ching) in Taiwan were both sons of farmers.

Step 2 – Export or die (Carrot and stick approach to manufacturing)

As agriculture begins to create a new generation of entrepreneurs, returns from agricultural reforms start to taper off after a decade. The challenge then lies in redirecting entrepreneurial energy towards export-oriented manufacturing instead of services. Manufacturing is preferable to services because significant productivity gains can be achieved with low-skilled workers, and manufactured goods are more freely traded across the world.

Where policy differs from the consensus neo-classical approach is in offering protection to domestic manufacturers in the early stages of a country’s development, in the form of subsidies, while keeping international competition out of the domestic market with high tariffs. In exchange for this protection, domestic firms are required to maintain strict “export discipline.” This means that the more a domestic business exports and competes in the international market, the more subsidies and financing it receives.

A positive side effect of this policy is that businesses in North Asia were compelled to rapidly climb the technology learning curve to produce high-quality products. Those that failed to be export competitive were cut off from cheap credit and subsidies and were forced by the government to shut down or merge with successful companies. Instead of picking winners, the government weeded out the losers.

For example, Korea’s government encouraged a dozen conglomerates, including Samsung, Daewoo and Shinjin, to master car manufacturing in a market that was just 30,000 units in size. Vehicle imports were prohibited until 1988 and the import of Japanese cars until 1998, allowing domestic manufacturers to compete for survival. As a result of this policy, a single world-beating colossus in the form of Hyundai-Kia remains.

In contrast, Malaysia decided to master car manufacturing with a single state-owned enterprise (Proton) instead of encouraging private enterprise. With no export discipline or internal development of technology, Proton has mostly found success in the domestic market. In 2022, Proton sold approximately 141,000 cars, while Hyundai Kia sold over 6.8 million.

Step 3 – Targeted finance (Saying no to short-term profits)

The final step is to ensure that domestic financial institutions are fully aligned with the agricultural and industrial policy goals outlined above. Banks are kept under government control via the central bank and “directed” to lend to industrial and agricultural projects that may not necessarily yield the highest short-term returns but have the potential to earn long-term profits by nurturing infant industries. Capital controls are implemented to ensure that citizens’ savings remain in the country to finance national development projects.

The key is to avoid premature deregulation of the financial sector as with what led to the 1997 Asian financial crisis. Deregulation and capital market development as promoted by the World Bank and International Monetary Fund came much later in the industrialization process in Taiwan and Korea. In South Asia, premature deregulation of the financial system led to the issuance of new bank licenses to a cozy group of entrepreneurs who financed their own business activities and short-term speculative investments, like luxury real estate, instead of projects of national importance.

This historic review of North Asian success may seem both contrarian and counterintuitive due to its prescription of financial repression, tariffs and political intervention. However, it helps us at Global Alpha identify countries or sectors that might be on an unconventional path to success. For example, when we were in Vietnam late last year, we couldn’t help but wonder if its combination of an export-driven model and capital controls resembles the Korea or Taiwan of 1970s and 1980s.

Similarly, when Korea announced in 2022 its plans to develop its carbon composite industry as its second steel industry, we saw parallels with how it mastered the art of steelmaking with POSCO, now one of the world’s most efficient steelmakers. In fact, we have exposure to the advanced materials space in Korea through Hansol Chemical (014680 KS), which plans to invest ₩85 billion in silicon anode production as a solution to increasing the energy density of EV batteries while reducing charging time. If history is any guide, we can expect plenty of support from the Korean government to nurture this industry of the future.

Macro awareness can help you succeed

The success of emerging markets isn’t just about individual companies, but also about the broader economic and political context in which they operate. Being macro aware and having a solid understanding of the broader context can help investors make better informed decisions, mitigate potential risks and maximize their returns.

Image of office skyscrapers with reflections in the sunlight

Fonds Connor, Clark & Lunn Inc. (Fonds CC&L) est heureuse d’annoncer deux portefeuilles axés sur le rendement absolu sous forme de fonds alternatifs liquides, soit le Fonds mondial neutre au marché CC&L II et le Fonds d’actions mondiales longues/courtes CC&L (les Fonds).

Le Fonds mondial neutre au marché CC&L II cherche à obtenir un rendement positif et intéressant à long terme après correction du risque, présentant une faible corrélation avec les marchés boursiers traditionnels, et moins volatil que ces derniers. Cote de risque : Faible à moyenne.

Le Fonds d’actions mondiales longues/courtes CC&L vise à procurer une plus-value du capital à long terme et des rendements corrigés du risque intéressants en investissant activement dans un portefeuille de titres à court et à long terme. Cote de risque : Moyenne.

Pour gérer les Fonds, Fonds CC&L a retenu les services de Gestion de placements Connor, Clark & Lunn Ltée (Gestion de placements CC&L), établie à Vancouver; cette entité est l’une des plus importantes sociétés de gestion de placements privées au Canada, avec près de 20 ans d’expérience dans la gestion de stratégies de placement non traditionnelles pour les investisseurs institutionnels.

« Nos clients nous ont dit qu’ils veulent avoir accès à des placements non traditionnels de calibre institutionnel, gérés par une équipe qui a un historique de bons résultats, dans le but d’obtenir un fonds alternatif liquide. En lançant ces deux nouveaux portefeuilles, nous atteignons ces objectifs et offrons aux conseillers en placement et à leurs clients deux profils de risque et de rendement intéressants parmi lesquels choisir », a déclaré Tim Elliott, président et chef de la direction de Fonds CC&L.

« Nous sommes ravis que ces solutions de placement non traditionnelles soient offertes à un plus grand nombre d’investisseurs canadiens. Comme nous sommes passés à un contexte caractérisé par des taux d’intérêt et une inflation structurellement plus élevés, nous nous attendons à ce que les cycles de marché soient plus courts, que la volatilité soit plus élevée et que les rendements des actifs risqués conventionnels soient plus faibles. Dans un tel contexte, nous croyons qu’il deviendra plus important pour les investisseurs d’intégrer des sources de rendement indépendantes des marchés boursiers et obligataires afin d’améliorer les résultats du portefeuille », a déclaré Martin Gerber, président et chef des placements à Gestion de placements CC&L.

Fonds CC&L et Gestion de placements CC&L sont des sociétés affiliées du Groupe financier Connor, Clark and Lunn (CC&L), dont la structure à multiples sociétés affiliées réunit les talents d’équipes de placement diversifiées qui offrent une vaste gamme de solutions de placement traditionnelles et non traditionnelles. CC&L est l’un des plus importants gestionnaires de placements indépendants au Canada; il gère plus de 104 milliards de dollars d’actifs pour le compte d’investisseurs institutionnels et particuliers.

À propos des fonds

Offerts en parts de série A et de série F, les fonds sont conformes au cadre réglementaire des fonds communs de placement non traditionnels offerts par prospectus simplifiés. Les parts des fonds sont vendues par l’intermédiaire de courtiers en placement titulaires d’un permis; leur prix est évalué quotidiennement et elles pourront être rachetées quotidiennement. Le fonds est offert au moyen de FundServ.

À propos de Fonds Connor, Clark & Lunn Inc.

Fonds Connor, Clark & Lunn Inc. (les Fonds CC&L) noue des partenariats avec des institutions financières canadiennes de premier plan et leurs conseillers en placement afin d’offrir des stratégies de placements institutionnelles uniques à des investisseurs particuliers, grâce à une gamme de fonds, de placements alternatifs liquides et de comptes en gestion distincte choisis avec soin.

En limitant sa gamme à un groupe de solutions de placement en particulier, Fonds CC&L est en mesure d’offrir des stratégies uniques conçues pour améliorer les portefeuilles traditionnels des investisseurs. Pour obtenir des précisions, consultez le site cclfundsinc.com.

À propos de Gestion de placements Connor, Clark & Lunn Ltée

Gestion de placements Connor, Clark & Lunn Ltée (Gestion de placements CC&L) est l’une des plus importantes sociétés de gestion de placements indépendantes au Canada (elle appartient à ses associés) et gère un actif de 54,2 milliards de dollars. Fondée en 1982, elle propose une gamme diversifiée de solutions de placements traditionnels (actions, titres à revenu fixe et placements équilibrés) et non traditionnels (stratégies neutres au marché, à alpha portable et à rendement absolu).

CC&L fait partie du Groupe financier Connor, Clark & Lunn (Groupe financier CC&L), une société de gestion d’actifs dotée d’une structure multientreprise, dont les sociétés affiliées gèrent collectivement un actif financier de plus de 104 milliards de dollars. Pour de plus amples renseignements, consultez le site cclinvest.com.

À propos du Groupe financier Connor, Clark & Lunn Ltée.

Le Groupe financier Connor, Clark & Lunn Ltée (Groupe financier CC&L) est une société de gestion d’actifs indépendante à multiples sociétés affiliées qui offre une vaste gamme de solutions de gestion de placements traditionnelles et non traditionnelles aux investisseurs institutionnels et individuels. Le Groupe financier CC&L procure une envergure et une expertise considérables qui permettent d’assumer des fonctions administratives qui ne sont pas liées aux placements tout en laissant les gestionnaires de placement se concentrer sur ce qu’ils font le mieux grâce à la centralisation des activités liées aux opérations et à la distribution. Les sociétés affiliées du Groupe financier CC&L gèrent un actif de plus de 104 milliards de dollars. Pour obtenir des précisions, consultez le site cclgroup.com.

Personne-ressource

Lisa Wilson
Directrice, Produits et service à la clientèle
Fonds Connor, Clark & Lunn Inc.
416 864-3120
[email protected]

Downtown skyline of Toronto Canada at twilight.

Fonds Connor, Clark & Lunn inc., le gestionnaire du Fonds de rendement absolu II PCJ (le « Fonds ») est heureux d’annoncer un changement aux modalités de liquidité du Fonds.

À partir de maintenant, les ordres d’achat, de vente et de substitution du Fonds ne seront plus hebdomadaires à 16 h, heure de l’Est, le vendredi, mais quotidiens à 15 h, heure de l’Est, chaque jour ouvrable ou avant la fermeture de la Bourse de Toronto (TSX) pour la journée, selon la première éventualité, et tous les ordres seront traités en fonction de la valeur liquidative calculée ce jour-là. Les ordres reçus après 15 h, heure de l’Est, seront traités le jour ouvrable suivant en fonction de la valeur liquidative de ce jour-là.

À propos de Fonds Connor, Clark & Lunn Inc.

Fonds Connor, Clark & Lunn Inc. (les Fonds CC&L) noue des partenariats avec des institutions financières canadiennes de premier plan et leurs conseillers en placement afin d’offrir des stratégies de placements institutionnelles uniques à des investisseurs particuliers, grâce à une gamme de fonds, de placements alternatifs liquides et de comptes en gestion distincte choisis avec soin.

En limitant sa gamme à un groupe de solutions de placement en particulier, Fonds CC&L est en mesure d’offrir des stratégies uniques conçues pour améliorer les portefeuilles traditionnels des investisseurs. Pour obtenir des précisions, consultez le site cclfundsinc.com.

Renseignements prospectifs

Le présent communiqué peut contenir des renseignements prospectifs (au sens des lois sur les valeurs mobilières applicables) à l’égard des activités du gestionnaire et du Fonds (les « énoncés prospectifs »). Ces énoncés prospectifs se reconnaissent par des mots comme « croire », « anticiper », « projeter », « s’attendre à », « avoir l’intention de », « planifier », « pourrait », « estimer » et d’autres expressions semblables. Les énoncés prospectifs contenus dans le présent communiqué sont fondés sur certaines hypothèses; ils ne sont pas garants du rendement futur et comportent des risques et des incertitudes difficiles à contrôler ou à prévoir. Un certain nombre de facteurs pourraient faire en sorte que les résultats réels diffèrent considérablement des résultats présentés dans les énoncés prospectifs, y compris, mais sans s’y limiter, les facteurs énumérés à la rubrique « Qu’est-ce qu’un organisme de placement collectif et quels sont les risques associés à un placement dans un tel organisme? » dans le prospectus simplifié disponible sur le profil SEDAR du Fonds au www.sedar.com. Rien ne garantit que les énoncés prospectifs se révéleront exacts, car les rendements et les résultats réels peuvent considérablement différer de ceux qui y sont exprimés. En conséquence, les lecteurs ne devraient pas se fier indûment à de tels énoncés prospectifs. De plus, ces énoncés prospectifs sont faits en date du présent communiqué et, sauf si la loi applicable l’exige expressément, le gestionnaire et le Fonds ne s’engagent aucunement à mettre à jour ou à réviser tout énoncé prospectif public, que ce soit à la suite de l’obtention de nouveaux renseignements, d’événements futurs ou autres.

Personne-ressource

Lisa Wilson
Directrice, Produits et service à la clientèle
Fonds Connor, Clark & Lunn Inc.
416-864-3120
[email protected]

Luminated office buildings at Canary Wharf, London at night.

Fonds Connor, Clark & Lunn inc. (Fonds CC&L) est heureux d’annoncer le récent lancement d’une version admissible au prospectus du portefeuille concentré d’actions internationales NS Partners, qui est maintenant offert aux investisseurs canadiens. Le Fonds concentré d’actions internationales NS Partners est fondé sur un portefeuille semblable, auparavant offert uniquement aux investisseurs institutionnels et internes.

Le Fonds cherche à procurer aux investisseurs une plus-value du capital à long terme en investissant dans un portefeuille composé principalement d’actions autres que nord-américaines, dont jusqu’à 20 % dans les marchés émergents.

Pour gérer le fonds, Fonds CC&L a retenu les services de NS Partners Ltd (NS Partners), un gestionnaire établi à Londres, au Royaume-Uni, qui compte plus de 30 ans d’expérience dans la gestion de portefeuilles d’actions internationales, y compris des marchés développés et émergents. NS Partners combine un cadre ascendant de qualité et de croissance pour examiner les sociétés au moyen d’une analyse descendante unique de la liquidité à l’échelle mondiale afin de repérer les régions, les pays et les secteurs qui devraient enregistrer des rendements supérieurs ou inférieurs, ainsi que pour déterminer s’il y a lieu de positionner le portefeuille en fonction d’un appétit ou d’une aversion pour le risque.

« Pour les investisseurs dans des portefeuilles d’actions mondiales à grande capitalisation, il existe des arguments convaincants en faveur d’une pondération distincte des actions internationales, compte tenu des problèmes de valorisation et de concentration sur le marché des actions américaines à grande capitalisation et des difficultés liées à la vigueur du dollar américain. En présentant notre portefeuille concentré d’actions internationales de NS Partners sous forme de fonds, nous pouvons offrir une solution attrayante aux investisseurs individuels, gérée par une équipe de placement de calibre institutionnel qui a fait ses preuves et qui adopte une approche différenciée », a déclaré Tim Elliott, président et chef de la direction de Fonds CC&L.

« Nous sommes ravis que notre portefeuille concentré d’actions internationales soit accessible à un plus grand nombre d’investisseurs canadiens. Grâce à notre processus éprouvé, à notre solide feuille de route en matière de placements institutionnels et à notre équipe de placement talentueuse et dévouée, nous croyons que ce portefeuille offrira une solution intéressante aux personnes qui cherchent une croissance à long terme sur les marchés boursiers internationaux. » a déclaré Tim Bray, président et chef des placements de NS Partners.

Fonds CC&L et NS Partners sont des sociétés affiliées du Groupe financier Connor, Clark and Lunn (« CC&L »), dont la structure à multiples sociétés affiliées réunit les talents d’équipes de placement diversifiées qui offrent une vaste gamme de solutions de placement traditionnelles et non traditionnelles. CC&L est l’un des plus importants gestionnaires de placements indépendants au Canada; il gère plus de 104 milliards de dollars d’actifs pour le compte d’investisseurs institutionnels et particuliers.

À propos du fonds

Offert en parts de série A et de série F, le fonds est conforme au cadre réglementaire des fonds communs de placement conventionnels offerts par prospectus simplifié. Les parts du fonds seront vendues par l’intermédiaire de courtiers en placement titulaires d’un permis; leur prix est évalué quotidiennement et elles pourront être rachetées quotidiennement. Le fonds est offert au moyen de FundServ.

À propos de Fonds Connor, Clark & Lunn Inc.

Fonds Connor, Clark & Lunn Inc. (les Fonds CC&L) noue des partenariats avec des institutions financières canadiennes de premier plan et leurs conseillers en placement afin d’offrir des stratégies de placements institutionnelles uniques à des investisseurs particuliers, grâce à une gamme de fonds, de placements alternatifs liquides et de comptes en gestion distincte choisis avec soin.

En limitant sa gamme à un groupe de solutions de placement en particulier, Fonds CC&L est en mesure d’offrir des stratégies uniques conçues pour améliorer les portefeuilles traditionnels des investisseurs. Pour de plus amples renseignements, consultez le site www.cclfundsinc.com.

À propos de NS Partners Ltd

NS Partners Ltd est une société de gestion de placements indépendante qui se spécialise dans la gestion active de portefeuilles d’actions mondiales pour le compte de grandes entreprises, de caisses de retraite, de fondations, de fonds de dotation et de fonds souverains. NS Partners Ltd est membre du Groupe financier Connor, Clark & Lunn, une société de gestion de placements dotée d’une structure multientreprise. Pour obtenir de plus amples renseignements, consultez le site www.ns-partners.co.uk.

À propos du Groupe financier Connor, Clark & Lunn Ltée.

Le Groupe financier Connor, Clark & Lunn Ltée (Groupe financier CC&L) est une société de gestion d’actifs indépendante à multiples sociétés affiliées qui offre une vaste gamme de solutions de gestion de placements traditionnelles et non traditionnelles aux investisseurs institutionnels et individuels. Le Groupe financier CC&L procure une envergure et une expertise considérables qui permettent d’assumer des fonctions administratives qui ne sont pas liées aux placements tout en laissant les gestionnaires de placement se concentrer sur ce qu’ils font le mieux grâce à la centralisation des activités liées aux opérations et à la distribution. Les sociétés affiliées du Groupe financier CC&L gèrent un actif de plus de 104 milliards de dollars. Pour obtenir de plus amples renseignements, consultez le site www.cclgroup.com.

Personne-ressource

Lisa Wilson
Directrice, Produits et service à la clientèle
Fonds Connor, Clark & Lunn Inc.
416-864-3120
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Analyste de données d’affaires afro-américaine utilisant un ordinateur; l’écran affiche une carte géographique mondiale et des données

À l’échelle mondiale, les investisseurs ont adopté les actions mondiales à petite capitalisation comme source de diversification boursière. Malgré son nom, cet univers se compose en grande partie de sociétés dont la capitalisation boursière est supérieure à un milliard de dollars américains et il comprend un nombre croissant de titres bien connus dans de nombreux marchés locaux et dont certains jouissent d’une notoriété de marque mondiale.

Principaux avantages des petites capitalisations mondiales

Moins petites qu’on ne le croit Plus de 2 600 sociétés mondiales à petite capitalisation ont une capitalisation boursière supérieure à 1 G$ US
Ampleur et profondeur Le titre le plus important ne représente que 0,2 % de l’indice et la diversification sectorielle est supérieure à celle des autres grands indices
Occasions d’alpha Les marchés mondiaux d’actions à petite capitalisation sont moins prisés par les analystes de recherche que les marchés boursiers développés à grande capitalisation, de sorte que les recherches indépendantes menées par des gestionnaires actifs ouvrent la voie à des possibilités de valeur ajoutée.

L’univers des petites capitalisations

Les actions mondiales à petite capitalisation offrent aux investisseurs la possibilité de profiter d’un éventail d’occasions incomparable. L’indice MSCI Monde à petite capitalisation regroupe des sociétés à petite capitalisation de 23 pays développés. Comparativement aux titres canadiens, les occasions mondiales à petites capitalisations ne sont pas si petites. Au 31 décembre 2022, 2 643 sociétés affichaient une capitalisation boursière supérieure à 1 G$ US. L’indice composé S&P/TSX ne comptait que 209 sociétés de cette envergure.

La part du titre le plus important au sein de l’indice mondial des petites capitalisations n’est que de 0,2 %. En revanche, le titre le plus important de l’indice composé S&P/TSX à la fin de 2022 représentait 6,3 % de l’indice.

De plus, les 15 actions les plus importantes de l’indice du marché boursier canadien constituaient 45 % de l’indice, tandis que les 15 titres les plus importants de l’indice mondial des actions à petite capitalisation en représentent moins de 3 %. Il faudrait que les 627 titres les plus importants atteignent une pondération indicielle de 45 % au sein de l’indice mondial des titres à petite capitalisation, ce qui met en évidence l’éventail beaucoup plus vaste des occasions de placement offertes par l’univers des titres mondiaux à petite capitalisation.

Les sociétés mondiales à petite capitalisation sont généralement bien connues sur leur marché local et certaines jouissent d’une notoriété de marque mondiale. Par exemple : L’Occitane, le fabricant, distributeur et détaillant de produits de soins de la peau et de beauté naturels et biologiques; Samsonite, la plus connue et la plus grande société de bagages de voyage au monde; IWG, qui offre des solutions d’espaces de travail à court terme (et à long terme) partout dans le monde; ainsi que des marques bien connues comme Regus.

Les avantages que comportent les actions mondiales à petite capitalisation au chapitre de la diversification vont au-delà des titres individuels. Tandis que les secteurs de la finance, de l’énergie et des matériaux dominent les principaux indices canadiens (voir la figure 1), les marchés des actions mondiales à petite capitalisation offrent une meilleure représentation sectorielle. De fait, les secteurs de la consommation discrétionnaire (p. ex., sociétés de restauration, de produits de luxe et de voyage) et de la santé y occupent une place plus importante.

Figure 1 – Avantages de la diversification que procure le marché des petites capitalisations

Indice MSCI Monde à petite capitalisation (%) Indice composé S&P/TSX (%)
Énergie 5.0 18.1
Matériaux 7.6 12.0
Industrie 19.4 13.3
Consommation discrétionnaire 12.5 3.7
Biens de consommation de base 4.7 4.2
Soins de santé 10.7 0.4
Finance 14.3 30.8
Technologies de l’information 10.8 5.7
Services de communication 2.8 4.9
Services aux collectivités 3.2 4.4
Immobilier 8.9 2.6
Total 100 100

Sources : MSCI et Thomson Reuters Datastream. Données au 31 décembre 2022

Au cours des 10 dernières années, l’indice des actions mondiales à petite capitalisation a enregistré le meilleur rendement, mais avec une volatilité plus élevée (figure 2). Comme pour tous les marchés, il est important de comprendre les risques de placement.

Figure 2 – Risque et rendement sur une période de 10 ans (terminée le 31 décembre 2022)

Sources : MSCI et Thomson Reuters Datastream. Remarque : Les rendements des indices sont exprimés en dollars canadiens.

Comprendre les risques

Bien que les gestionnaires actifs puissent atténuer les risques grâce à leurs recherches et à une sélection minutieuse de titres, pour ce qui est des titres mondiaux à petite capitalisation, les investisseurs doivent tenir compte de ce qui suit :

  • • Risque de liquidité : Il faut parfois plus de temps pour négocier une action à petite capitalisation qu’une action à grande capitalisation.
  • • Manque d’information : Même si la propriété plus élevée des initiés, associée aux actions mondiales à petite capitalisation, s’arrime aux intérêts des investisseurs, il peut en résulter un manque de transparence et d’information, ce qui n’est pas le cas des placements dans les actions mondiales à grande capitalisation.
  • • Accès au crédit : Les petites sociétés n’ont pas le même accès aux marchés du crédit que les grandes entreprises, ce qui peut parfois limiter leur capacité à réaliser leur potentiel.

Reconnaître les avantages potentiels

Voici quelques avantages potentiels des petites capitalisations mondiales qui permettent de compenser les risques :

  • • Potentiel de croissance : Les investisseurs qui sont en mesure de repérer la prochaine génération de petites sociétés qui connaissent une croissance rapide et qui deviennent de grandes sociétés seront largement récompensés.
  • • Meilleure harmonisation des intérêts : En règle générale, les sociétés mondiales à petite capitalisation exercent leurs activités dans des secteurs plus spécialisés et les initiés y détiennent une participation plus élevée, de telle sorte que les propriétaires et les actionnaires partagent les mêmes intérêts.
  • • Potentiel de diversification sectorielle : Les investisseurs peuvent profiter de la meilleure représentation des secteurs de la consommation discrétionnaire et de la santé qu’offre l’indice des actions mondiales à petite capitalisation. Par exemple, les habitudes de consommation indiquent que le secteur de la consommation discrétionnaire devrait bien se comporter à long terme. Le secteur de la santé devrait également profiter du vieillissement de la population dans les pays développés.
  • • Occasion de valeur ajoutée : Les analystes externes ne font pas autant de recherches sur les sociétés à petite capitalisation. Par conséquent, les gestionnaires qui privilégient une gestion active ont une meilleure chance de surpasser l’indice de référence lorsqu’ils repèrent des actions dont le cours ne reflète pas pleinement leur valeur intrinsèque ou leur potentiel de croissance. Selon la base de données d’eVestment, 71 % des gestionnaires de l’univers des actions mondiales à petite capitalisation à gestion active ont surpassé l’indice MSCI Monde à petite capitalisation au cours de la période de cinq ans terminée le 31 décembre 2022.
  • • Occasion de contrebalancer les effets du style : À la fin de 2022, plus de 4 425 sociétés faisaient partie de l’indice MSCI Monde à petite capitalisation. L’ensemble plus vaste d’occasions a donné lieu à un nombre accru de stratégies mondiales à petite capitalisation offertes par des gestionnaires de placements systématiques (quantitatifs). Grâce à une approche systématique, un gestionnaire de placement est en mesure de profiter d’une étendue de connaissances à l’égard d’un vaste univers de sociétés, comparativement à la portée des connaissances associées aux gestionnaires fondamentaux, qui se concentrent sur la sélection d’un plus petit nombre de sociétés dans lesquelles investir. Pour ce qui est des autres marchés boursiers, les investisseurs qui peuvent intégrer plusieurs gestionnaires dans une catégorie d’actif peuvent profiter des styles systématiques et fondamentaux complémentaires.

Pourquoi investir dans les actions mondiales à petite capitalisation

Ces dernières années, la concentration de l’indice des actions mondiales à grande capitalisation des marchés développés a augmenté. L’intégration d’une composante d’actions mondiales à petite capitalisation dans les portefeuilles peut offrir une source de diversification complémentaire, un plus vaste éventail d’occasions de sociétés faisant l’objet de moins de recherche à l’externe, et par conséquent offrir la possibilité de dégager des rendements supérieurs à ceux de l’indice au moyen d’une gestion active.

Analyste de données d’affaires afro-américaine utilisant un ordinateur; l’écran affiche une carte géographique mondiale et des données.

À l’échelle mondiale, les investisseurs ont adopté les actions mondiales à petite capitalisation comme source de diversification boursière. Malgré son nom, cet univers se compose en grande partie de sociétés dont la capitalisation boursière est supérieure à un milliard de dollars américains et il comprend un nombre croissant de titres bien connus dans de nombreux marchés locaux et dont certains jouissent d’une notoriété de marque mondiale.

Principaux avantages des petites capitalisations mondiales

Moins petites qu’on ne le croit Plus de 2 600 sociétés mondiales à petite capitalisation ont une capitalisation boursière supérieure à 1 G$ US
Ampleur et profondeur Le titre le plus important ne représente que 0,2 % de l’indice et la diversification sectorielle est supérieure à celle des autres grands indices
Occasions d’alpha Les marchés mondiaux d’actions à petite capitalisation sont moins prisés par les analystes de recherche que les marchés boursiers développés à grande capitalisation, de sorte que les recherches indépendantes menées par des gestionnaires actifs ouvrent la voie à des possibilités de valeur ajoutée.

 

L’univers des petites capitalisations

Les actions mondiales à petite capitalisation offrent aux investisseurs la possibilité de profiter d’un éventail d’occasions incomparable. L’indice MSCI Monde à petite capitalisation regroupe des sociétés à petite capitalisation de 23 pays développés. Comparativement aux titres canadiens, les occasions mondiales à petites capitalisations ne sont pas si petites. Au 31 décembre 2022, 2 643 sociétés affichaient une capitalisation boursière supérieure à 1 G$ US. L’indice composé S&P/TSX ne comptait que 209 sociétés de cette envergure.

La part du titre le plus important au sein de l’indice mondial des petites capitalisations n’est que 0,2 %. En revanche, le titre le plus important de l’indice composé S&P/TSX à la fin de 2022 représentait 6,3 % de l’indice.

De plus, les 15 actions les plus importantes de l’indice du marché boursier canadien constituaient 45 % de l’indice, tandis que les 15 titres les plus importants de l’indice mondial des actions à petite capitalisation en représentent moins de 3 %. Il faudrait que les 627 titres les plus importants atteignent une pondération indicielle de 45 % au sein de l’indice mondial des titres à petite capitalisation, ce qui met en évidence l’éventail beaucoup plus vaste des occasions de placement offertes par l’univers des titres mondiaux à petite capitalisation.

Les sociétés mondiales à petite capitalisation sont généralement bien connues sur leur marché local et certaines jouissent d’une notoriété de marque mondiale. Par exemple : L’Occitane, le fabricant, distributeur et détaillant de produits de soins de la peau et de beauté naturels et biologiques; Samsonite, la plus connue et la plus grande société de bagages de voyage au monde; IWG, qui offre des solutions d’espaces de travail à court terme (et à long terme) partout dans le monde; ainsi que des marques bien connues comme Regus.

Les avantages que comportent les actions mondiales à petite capitalisation au chapitre de la diversification vont au-delà des titres individuels. Tandis que les secteurs de la finance, de l’énergie et des matériaux dominent les principaux indices canadiens (voir la figure 1), les marchés des actions mondiales à petite capitalisation offrent une meilleure représentation sectorielle. De fait, les secteurs de la consommation discrétionnaire (p. ex., sociétés de restauration, de produits de luxe et de voyage) et de la santé y occupent une place plus importante.

Figure 1 – Avantages de la diversification que procure le marché des petites capitalisations

  Indice MSCI Monde à petite capitalisation (%) Indice composé S&P/TSX (%)
Énergie 5,0 18,1
Matériaux 7,6 12,0
Industrie 19,4 13,3
Consommation discrétionnaire 12,5 3,7
Biens de consommation de base 4,7 4,2
Soins de santé 10,7 0,4
Finance 14,3 30,8
Technologies de l’information 10,8 5,7
Services de communication 2,8 4,9
Services aux collectivités 3,2 4,4
Immobilier 8,9 2,6
Total 100 100

 

Sources : MSCI et Thomson Reuters Datastream. Données au 31 décembre 2022

Au cours des 10 dernières années, l’indice des actions mondiales à petite capitalisation a enregistré le meilleur rendement, mais avec une volatilité plus élevée (figure 2). Comme pour tous les marchés, il est important de comprendre les risques de placement.

Figure 2 – Risque et rendement sur une période de 10 ans (terminée le 31 décembre 2022)

Sources : MSCI et Thomson Reuters Datastream. Remarque : Les rendements des indices sont exprimés en dollars canadiens.

Comprendre les risques

Bien que les gestionnaires actifs puissent atténuer les risques grâce à leurs recherches et à une sélection minutieuse de titres, pour ce qui est des titres mondiaux à petite capitalisation, les investisseurs doivent tenir compte de ce qui suit :

  • Risque de liquidité : Il faut parfois plus de temps pour négocier une action à petite capitalisation qu’une action à grande capitalisation.
  • Manque d’information : Même si la propriété plus élevée des initiés, associée aux actions mondiales à petite capitalisation, s’arrime aux intérêts des investisseurs, il peut en résulter un manque de transparence et d’information, ce qui n’est pas le cas des placements dans les actions mondiales à grande capitalisation.
  • Accès au crédit : Les petites sociétés n’ont pas le même accès aux marchés du crédit que les grandes entreprises, ce qui peut parfois limiter leur capacité à réaliser leur potentiel.

Reconnaître les avantages potentiels

Voici quelques avantages potentiels des petites capitalisations mondiales qui permettent de compenser les risques :

  • Potentiel de croissance : Les investisseurs qui sont en mesure de repérer la prochaine génération de petites sociétés qui connaissent une croissance rapide et qui deviennent de grandes sociétés seront largement récompensés.
  • Meilleure harmonisation des intérêts : En règle générale, les sociétés mondiales à petite capitalisation exercent leurs activités dans des secteurs plus spécialisés et les initiés y détiennent une participation plus élevée, de telle sorte que les propriétaires et les actionnaires partagent les mêmes intérêts.
  • Potentiel de diversification sectorielle : Les investisseurs peuvent profiter de la meilleure représentation des secteurs de la consommation discrétionnaire et de la santé qu’offre l’indice des actions mondiales à petite capitalisation. Par exemple, les habitudes de consommation indiquent que le secteur de la consommation discrétionnaire devrait bien se comporter à long terme. Le secteur de la santé devrait également profiter du vieillissement de la population dans les pays développés.
  • Occasion de valeur ajoutée : Les analystes externes ne font pas autant de recherches sur les sociétés à petite capitalisation. Par conséquent, les gestionnaires qui privilégient une gestion active ont une meilleure chance de surpasser l’indice de référence lorsqu’ils repèrent des actions dont le cours ne reflète pas pleinement leur valeur intrinsèque ou leur potentiel de croissance. Selon la base de données d’eVestment, 71 % des gestionnaires de l’univers des actions mondiales à petite capitalisation à gestion active ont surpassé l’indice MSCI Monde à petite capitalisation au cours de la période de cinq ans terminée le 31 décembre 2022.
  • Occasion de contrebalancer les effets du style : À la fin de 2022, plus de 4 425 sociétés faisaient partie de l’indice MSCI Monde à petite capitalisation. L’ensemble plus vaste d’occasions a donné lieu à un nombre accru de stratégies mondiales à petite capitalisation offertes par des gestionnaires de placements systématiques (quantitatifs). Grâce à une approche systématique, un gestionnaire de placement est en mesure de profiter d’une étendue de connaissances à l’égard d’un vaste univers de sociétés, comparativement à la portée des connaissances associées aux gestionnaires fondamentaux, qui se concentrent sur la sélection d’un plus petit nombre de sociétés dans lesquelles investir. Pour ce qui est des autres marchés boursiers, les investisseurs qui peuvent intégrer plusieurs gestionnaires dans une catégorie d’actif peuvent profiter des styles systématiques et fondamentaux complémentaires.

Pourquoi investir dans les actions mondiales à petite capitalisation

Ces dernières années, la concentration de l’indice des actions mondiales à grande capitalisation des marchés développés a augmenté. L’intégration d’une composante d’actions mondiales à petite capitalisation dans les portefeuilles peut offrir une source de diversification complémentaire, un plus vaste éventail d’occasions de sociétés faisant l’objet de moins de recherche à l’externe, et par conséquent offrir la possibilité de dégager des rendements supérieurs à ceux de l’indice au moyen d’une gestion active.